
Un refus américain qui en dit long
L’argument de Durov s’appuie sur un fait troublant : le Département américain de la Justice (DOJ) a refusé de coopérer avec la France dans son enquête contre Elon Musk et X. Selon une lettre révélée par le Wall Street Journal, les autorités américaines jugent cette procédure « politiquement motivée », voire « incompatible avec le Premier Amendement ». Pire, elles y voient une tentative d’exporter le droit pénal français pour réguler un espace public d’expression libre. Une manœuvre qui, selon le DOJ, « politise la justice » et « menace les principes démocratiques ».
Macron’s France is losing legitimacy as it weaponizes criminal investigations to suppress free speech and privacy. The U.S. Department of Justice has refused to assist France in its investigation of @elonmusk, calling the case politically motivated.
The French prosecutor’s…
— Pavel Durov (@durov) April 20, 2026
Une justice aux ordres
Pavel Durov ne mâche pas ses mots : « L’indépendance de la justice française n’est qu’une façade. Les procureurs, nommés, révoqués ou promus par le gouvernement, ne sont que des exécutants. Quant à la police judiciaire, ses rapports biaisés alimentent des enquêtes aux relents politiques. » Lui-même visé par « plus d’une dizaine de chefs d’accusation, chacun passible de dix ans de prison », il ironise : « Dans la France de Macron, être enquêté équivaut à recevoir la Légion d’honneur. »
L’Union européenne, complice silencieuse
Cette offensive française s’inscrit dans une logique plus large, portée par Bruxelles. Dès octobre 2025, Durov dénonçait un projet européen de « scanning généralisé des messages privés », une mesure « liberticide » poussée par « les ministres français de l’Intérieur et les partis LR-Renaissance ». « Un Big Brother dans chaque poche », résumait-il, soulignant l’hypocrisie d’un système qui « cible les citoyens lambda tout en laissant les vrais criminels prospérer ».
Un monde dystopique en marche
Pavel Durov avait déjà tiré la sonnette d’alarme en 2025, décrivant un « futur sombre » où « l’internet ouvert disparaît, remplacé par des identités numériques, des contrôles d’âge omniprésents et une surveillance de masse ». « Pendant que nous dormons, nos libertés s’évanouissent », avertissait-il, pointant « les poursuites judiciaires contre les critiques en ligne et les figures tech qui osent résister ».
Une croisade contre la liberté d’expression
Ces déclarations s’inscrivent dans une série d’attaques contre Telegram et X en France. L’arrestation de Pavel Durov à l’aéroport du Bourget en août 2024, sa détention et les multiples accusations portées contre lui avaient été qualifiées de « coup politique » par ses soutiens. Après des mois de procédure, il avait finalement trouvé refuge à Dubaï, tout en restant sous le coup d’une enquête française toujours en cours.
Musk et Durov : cibles d’un même système
Aujourd’hui, Pavel Durov se place au côté d’Elon Musk, dont les locaux parisiens de X ont été perquisitionnés en février 2026. « Nous sommes les boucs émissaires d’un régime qui confond dissidence et délinquance », déclare-t-il. « La France de Macron et l’UE veulent un internet aseptisé, sous contrôle. Nous refusons ce monde. »
Jusqu’où ira la répression ?
Alors que la France multiplie les offensives contre les plateformes « trop libres », le message de Durov résonne comme un ultime avertissement. « Jusqu’où iront-ils avant que leur légitimité ne s’effondre définitivement ? » interroge-t-il. Le refus américain de coopérer prouve une chose : « Cette stratégie ne trompe plus personne. »










