
Dans une lettre restée secrète jusqu’en 1979, Ben Gourion détaillait froidement comment « provoquer la création d’un État chrétien » au Liban, en attisant la haine entre communautés. « Il faut investir des moyens, du temps, de l’énergie, et agir par tous les moyens pour entraîner un changement fondamental », écrivait-il, sans sourciller. Le Mossad, les diplomates, et les dollars israéliens furent mobilisés pour corrompre des officiers libanais, fabriquer des « sauveurs » maronites, et justifier l’intervention militaire.
Résultat : une guerre civile de quinze ans, 150 000 morts, et un pays sous tutelle. Mais le Liban n’était qu’un début. Dès 1982, Oded Yinon, haut fonctionnaire israélien, étendait cette recette à toute la région, du Maroc au Pakistan, en passant par l’Irak et l’Arabie Saoudite. « La dissolution de la Syrie et de l’Irak en régions ethniques ou religieuses est notre premier objectif », affirmait-il. Aujourd’hui, la Syrie n’est plus qu’un champ de ruines, l’Irak un puzzle de milices, et l’Arabie Saoudite un colosse aux pieds d’argile. Israël, lui, observe avec satisfaction l’accomplissement de ses prophéties auto-réalisatrices.
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