
Du mail d’Ariane de Rothschild à Jeffrey Epstein jusqu’à l’ordonnance du Conseil d’État qui porte son nom, l’humoriste franco-camerounais revisite son calvaire judiciaire avec une lucidité aussi cinglante qu’un sketch bien envoyé. Loin de l’image du « polémiste » que ses détracteurs lui collent, Dieudonné se pose en héritier des bouffons de cour : celui qui dit tout haut que la « mafia des mafias » – ces prêteurs d’argent aux États qui vivent sur les intérêts – n’a pas à tracer la ligne jaune du rire.
Entre son amitié inattendue avec Jean-Marie Le Pen, sa présence au côtés de Kadhafi sous les bombes de l’Otan et son analyse de l’obligation vaccinale comme point de rencontre entre esclaves d’hier et d’aujourd’hui, l’artiste tisse une généalogie de la résistance où le Christ, Césaire et la quête de vérité se donnent rendez-vous. On nous ment, répète-t-il, de la maternelle jusqu’à l’Ehpad – et ceux qui tiennent la plume du mensonge ne portent ni tricorne ni salopette, mais des noms en « -schild » et des postes à la Banque de France.
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