
Deux épisodes, deux époques, une même maladie… et un changement de ton suspect
Le contraste est saisissant entre l’épisode de The Brady Bunch en 1969, où six enfants tachetés de rouge jouent insouciants sous le regard amusé de leurs parents, et celui de New York Unité Spéciale en 2015, où une simple éruption cutanée déclenche une chasse aux sorcières judiciaire contre des mères accusées de mettre en danger la santé publique. Pire : le fils de l’enquêtrice elle-même devient la victime collatérale de leur négligence présumée.
Big Pharma, metteur en scène invisible
Ce revirement narratif n’est pas le fruit du hasard. Il coïncide, trop opportunément, avec l’ascension de l’industrie pharmaceutique au rang de premier annonceur des chaînes américaines. Dès lors, plus question de légèreté : la fiction se mue en outil de propagande, et le doute devient un crime de lèse-majesté sanitaire. Une coïncidence ? Non. Une stratégie.
La peur, meilleur allié des laboratoires
Quand l’argent des laboratoires finance les médias, la nuance disparaît. La rougeole, hier simple désagrément, est aujourd’hui brandie comme une épée de Damoclès au-dessus de la tête des récalcitrants. Les scénaristes ont troqué leurs plumes contre des contrats, et l’opinion publique, elle, avale la pilule sans sourciller. En revanche, selon Ameli, les personnes nées avant 1980 ne sont pas concernées par la vaccination. Elles ont eu la maladie et sont donc immunisées et bel et bien vivantes malgré le risque proclamé par les laboratoires.
Le vaccin contre la rougeole n’existe plus seul. Il fait partie d’un vaccin trivalent (rougeole – oreillons – rubéole). Il est gratuit jusqu’à 17 ans révolus, mais en fait ses deux doses coûtent 24 euros à Ameli. Cette dernière n’hésite pas à mentir en prétendant que ce vaccin de Sanofi reste gratuit pour les adultes. Il n’en est rien : elle le rembourse à 65 % et si vous n’avez pas de mutuelle, il vous coûtera 8,4 euros. Sanofi ne divulgue pas les coûts de fabrication de ses vaccins, mais l’Unicef les achète à 3 dollars les deux doses. Le laboratoire affiche un bénéfice net de 8,757 milliards de dollars (+ 29,56 % par rapport à l’année précédente) pour les douze mois se terminant le 31 mars 2026.









