
Une lettre qui en dit long
« Chers parents, comme cela a été annoncé lors du deuxième conseil d’école, l’équipe pédagogique a souhaité faire évoluer les traditionnelles « Fête des mères » et « Fête des pères ». Nous célébrerons cette année la « Fête des gens qu’on aime ». »
Voilà comment l’école justifie sa décision : il s’agit de « respecter la diversité de chaque schéma familial ». Familles monoparentales, homoparentales, recomposées, ou encore enfants confrontés au deuil ou à l’éloignement… Personne ne doit se sentir exclu. Chaque élève préparera donc deux cadeaux, qu’il offrira « à qui il veut » : parents, grands-parents, ou toute autre personne chère à son cœur.
Voilà que l’école de mon petit nous explique que les fêtes des pères et des mères ne sont pas “inclusives”. Résultat : supprimées… et remplacées par la « fête des gens qu’on aime ». Être parent devient donc une option sociétale interchangeable. Il y a de quoi péter un câble. pic.twitter.com/bmBHf752ww
— François Dubois (@F_DUBOIStweet) May 5, 2026
François Dubois résiste
François Dubois n’a pas apprécié. Pour ce père attaché aux repères traditionnels, cette mesure est une aberration. « Être parent devient donc une option sociétale interchangeable. Il y a de quoi péter un câble. », dénonce-t-il. Une position qui résume le débat : faut-il adapter la société aux réalités familiales complexes, ou effacer ces réalités pour éviter les tensions ?
L’inclusivité comme alibi
Finies, donc, les cartes maladroites qui rappelaient à certains enfants qu’ils n’avaient pas de mère ou de père. Dorénavant, on fête « les gens qu’on aime », sans distinction. Être parent n’est plus qu’une option parmi d’autres, interchangeable au gré des affections du moment. L’école a choisi son camp : celui de la neutralité affectueuse, où l’amour se mesure à l’aune de l’absence de conflits.
Et demain ?
Pourquoi s’arrêter en si bon chemin ? La prochaine étape pourrait être la « Fête des référents affectifs et figures d’attachement diversifiées ». Le progrès, décidément, n’a pas de limites.










