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L’eau confisquée : la FNSEA dicte sa loi au gouvernement

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Le 6 mai 2026, Greenpeace France a vivement dénoncé le projet de loi d’« urgence agricole » que le gouvernement doit présenter courant mai à l’Assemblée nationale. Selon l’ONG, ce texte, annoncé par le Premier ministre Sébastien Lecornu pour répondre aux mobilisations agricoles, ne règle ni la question du revenu des agriculteurs ni celle de la stratégie sanitaire (DNC), mais cherche surtout à satisfaire les demandes de la FNSEA.

Derrière les discours sur la « souveraineté agricole », ce projet constitue un recul majeur de la protection de l’eau en facilitant les projets de stockage d’eau (mégabassines) et en renforçant les droits d’irrigation pour les grandes cultures. Il donne davantage de pouvoirs aux préfets pour déroger aux règles en vigueur et fragilise la protection des autres usages de l’eau, notamment la biodiversité et l’eau potable.

Cette loi parle de qui aura le droit d’utiliser l’eau, pour quels usages, et au détriment de qui. En facilitant le stockage de l’eau pour certains modèles agricoles, elle risque de renforcer les inégalités d’accès à une ressource déjà fragilisée par les sécheresses, les pollutions et le changement climatique. – Greenpeace

L’agriculture représente déjà 58 % des prélèvements d’eau en France. Pourtant, ce sont principalement les surfaces irriguées des grandes cultures qui en bénéficient, alors qu’elles contribuent très faiblement à nourrir la population. Un tiers de la France hexagonale est en Zone de Répartition des Eaux (ZRE), où la ressource est structurellement inférieure aux besoins. En 2022, 2000 communes ont connu des tensions ou des ruptures d’alimentation en eau potable. Par ailleurs, 14 300 captages d’eau potable ont été fermés entre 1980 et 2024, dont plus d’un tiers à cause des pollutions aux pesticides et engrais azotés.

Un texte taillé sur mesure pour et par la FNSEA ?
Greenpeace dénonce un projet « à contre-courant » qui va à l’encontre des recommandations officielles. La Cour des comptes (2023), le Haut-Commissariat à la stratégie et au plan (2024) et le Conseil d’analyse économique (janvier 2026) ont tous plaidé pour une réduction des prélèvements d’eau et une plus grande sobriété. Le gouvernement préfère visiblement écouter la FNSEA, qui s’oppose notamment à un programme ambitieux de protection des aires de captage passant par l’interdiction des pesticides.

Ce choix risque d’aggraver les inégalités, les plus grosses exploitations, capables d’investir dans ces infrastructures, pourront accaparer davantage cette ressource vitale, au détriment des petits agriculteurs, des milieux naturels et des besoins essentiels des Français.

Dans un contexte de, de sécheresses répétées et de dégradation continue de la qualité de l’eau (41 % des dégradations liées aux nitrates et pesticides), ce projet de loi apparaît comme une victoire de l’agro-industrie sur la préservation du bien commun le plus précieux. Au lieu de réduire la pression sur la ressource, il la renforce. Les Français, qui paient déjà plus cher leur facture d’eau pour financer la dépollution, sont en droit de s’interroger : qui gouverne réellement la France sur ces questions stratégiques ?





Source

RESIST CAEN
Author: RESIST CAEN

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