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Loi euthanasie : la médecine passe du serment d’Hippocrate au calcul économique

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Éric Mercier est infirmier et ancien pompier de Paris spécialisé en hémodialyse et soins palliatifs. Ce professionnel de terrain nous livre un témoignage particulièrement alarmant sur l’évolution du système de santé français. L’usage massif du Rivotril en EHPAD et l’élargissement des sédations profondes ont préparé le terrain à une banalisation de l’aide à mourir. Il met en garde contre une médecine de plus en plus pilotée par la gestion des flux, les contraintes budgétaires et la standardisation des protocoles, au détriment de l’accompagnement humain des soins palliatifs.

Lundi 11 mai 2026, alors que le Sénat entamera sa deuxième lecture de la proposition de loi sur l’aide à mourir, les alertes d’Éric Mercier prennent une résonance brûlante. Après avoir rejeté le texte en janvier et l’avoir fortement restreint en commission, le Sénat tente de trouver une voie de passage. Mais le risque d’une dérive institutionnalisée persiste : les unités de soins palliatifs pourraient devenir, malgré elles, le vecteur principal de pratiques euthanasiques normalisées.

 « Ils ont juré de soigner — demain, la loi leur imposera de participer à la mort. » 
Si la clause de conscience est pour l’instant maintenue dans le texte, Eric Mercier précise que celle-ci reste illusoire. Même si le soignant pourra refuser le geste létal, il sera obligé d’orienter le patient vers un collègue qui l’effectuera. L’infirmier redoute particulièrement les conséquences psychologiques sur les soignants. Il rappelle que les vétérinaires se suicident déjà 2,5 fois plus que la population générale, une souffrance largement liée au fait d’être régulièrement amenés à euthanasier des animaux, parfois en bonne santé. Il s’interroge alors : qu’en sera-t-il des médecins et infirmiers qui, demain, seront amenés à pratiquer l’euthanasie sur des êtres humains ? Il redoute un glissement insidieux : les professionnels de santé se transformeraient peu à peu en « vétérinaires des humains », pratiquant une médecine où la dignité d’une personne ne serait plus sacrée et absolue, mais jugée selon des critères utilitaristes (productivité, dépendance, coût).

“Les députés ont-ils compris qu’ils votaient leur propre éligibilité à la souffrance de leur mort programmée ?”
Eric Mercier interpelle directement les députés sur le changement de paradigme radical qu’ils ont voté. En institutionnalisant l’aide à mourir, ils rendent éligibles leurs concitoyens et potentiellement eux-mêmes à des protocoles lytiques organisés. Il compare ainsi cette évolution à la médicalisation extrême de la naissance : alors que des milliards d’êtres humains naissent encore à domicile, la France impose la maternité comme norme. De la même façon, la mort risque de devenir un acte programmé. Aussi il rappelle qu’aucun protocole de sédation ne supprime totalement la souffrance, même quand celle-ci demeure invisible pour les soignants et les proches. Le midazolam en surdosage provoque un œdème pulmonaire asphyxiant, la scopolamine génère cauchemars et hallucinations, le furosémide entraîne des souffrances de soif terribles. « J’attends qu’un médecin signe publiquement qu’un collapsus cardio-respiratoire est indolore. J’attends encore » conclue t-il.

 « Quand la date de votre mort devient une donnée connue, elle devient aussi une donnée rentable. » 

Éric Mercier dénonce, exemples à l’appui, la transformation de la mort en un véritable événement organisé et rentable. Des euthanasies « clés en main » avec playlist personnalisée, traiteur et invités, « comme un mariage, mais dans l’autre sens ». Derrière ce cynisme, il pointe surtout la brutale réalité économique de ce business en devenir rendu possible grâce à la gestion de flux découlant de la programmation de la date et de l’heure de la mort. 

Derrière les discours compassionnels se cache une triple logique économique : retraites, gestion de flux et prélèvement d’organes. Une nouvelle fiction juridique pointe, la personne pourra se déclarer morte dès l’anesthésie générale pour permettre des prélèvements d’organes encore chauds et oxygénés. « Des organes chauds, oxygénés et parfaitement viables… grâce à une euthanasie bien programmée. » Une pratique déjà en cours au Canada et en Espagne, que la France risque d’adopter rapidement.
Un témoignage lourd, qui interroge profondément le sens que notre société veut donner à la fin de vie.





Source

RESIST CAEN
Author: RESIST CAEN

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