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Canada : venu pour une fracture de la hanche, un prêtre de 79 ans se voit proposer l’euthanasie à deux reprises. La France, sur les traces du « Soleil Vert » ?

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Alors que le Sénat a examiné lundi 11 mai 2026 la proposition de loi sur l’« aide à mourir », un témoignage venu du Canada vient rappeler, avec une certaine brutalité, où mènent ces textes présentés comme des conquêtes de « dignité ». Le père Larry Holland, prêtre catholique de 79 ans à Vancouver, hospitalisé après une simple chute pour une fracture de la hanche, affirme avoir été sollicité deux fois par le personnel médical pour bénéficier de l’aide médicale à mourir (MAiD). Pas de cancer terminal, pas de douleurs insupportables : une fracture banale pour un homme âgé. L’affaire, révélée par Catholic Register, n’est pas une anecdote. Elle est le symptôme d’un système qui, une fois légalisé, glisse inexorablement de l’exception vers la norme.

Le Canada, laboratoire autoproclamé de l’euthanasie occidentale, en est à sa onzième année de légalisation. Ce qui devait rester réservé aux cas de souffrances « intolérables » et de pronostics « raisonnablement prévisibles » s’est élargi à une vitesse vertigineuse. Aujourd’hui, des personnes handicapées, dépressives ou simplement pauvres se voient proposer la mort comme solution « économique ». Le père Holland, pourtant opposé par conviction religieuse, a dû refuser explicitement à deux reprises ce qu’on lui présentait presque comme une option de confort.

En France, alors que cette même loi est débattue au Sénat, lundi 11 mai en fin de soirée, les sénateurs ont supprimé l’article 2 de la proposition de loi, cœur du dispositif d’aide à mourir, par 151 voix contre 118. Après plus de huit heures de débats, ils ont ainsi rejeté la version très restrictive (« assistance médicale à mourir » limitée au pronostic vital engagé à court terme) proposée par les rapporteurs LR.
Cette décision constitue un revers majeur pour la réforme portée par Olivier Falorni et promise par Emmanuel Macron. Elle intervient après l’adoption massive (325 contre 18) du volet distinct sur le renforcement des soins palliatifs. Le texte, profondément remanié, devrait maintenant retourner à l’Assemblée nationale, où les députés pourraient rétablir leur version initiale plus large.

Le débat qui se tient au Sénat ces 11, 12 et 13 mai n’est pas anodin. Après le durcissement en commission – remplacement du « droit à l’aide à mourir » par un « dispositif d’assistance médicale à mourir » limité aux décès « imminents » –, beaucoup voulaient croire que les garde-fous tiendraient. Le vote de lundi montre que même ce compromis n’a pas résisté à l’hémicycle. L’histoire canadienne prouve que les lois évoluent sous la pression des faits accomplis, des lobbies et surtout… des chiffres. Et c’est là que le danger devient abyssal.

L’infirmier et formateur Éric Mercier, voix éclairée dans ce débat, le répète depuis des mois : le vrai péril ne réside pas seulement dans le texte, mais dans l’écosystème qu’il engendrera autour de la mort médicalisée. Dès lors que la date du décès devient prévisible, elle cesse d’être intime. Elle devient une donnée de gestion. Gestion des lits d’hôpitaux saturés. Rotation accélérée des chambres en EHPAD. Optimisation des protocoles de prélèvement d’organes. Contrats d’assurance-vie et de prévoyance recalibrés. Logistique funéraire industrialisée. La mort n’est plus une fin naturelle : elle devient un flux à optimiser dans un système en tension permanente.

Avec le vieillissement démographique, la crise des soignants et les déficits chroniques de la Sécu, la tentation sera forte. Pourquoi maintenir à tout prix une personne âgée « improductive » quand un « créneau horaire » de mort assistée permettrait de libérer des ressources ? 

Ce scénario n’est pas de la science-fiction. Il porte un nom : Le Soleil Vert. Dans ce film culte de Richard Fleischer (1973), l’année 2022 est un cauchemar de surpopulation et de pénurie. Les vieillards sont invités dans des centres « d’euthanasie douce » où, au son d’une musique apaisante et devant des images paradisiaques de nature disparue, ils « choisissent » de partir. Dignité affichée. En réalité leurs corps sont recyclés en nourriture (le fameux Soleil Vert) pour nourrir les vivants. Derrière l’euphémisme compassionnel se cache une gestion froide et rationnelle des ressources humaines.

Même si le Sénat a marqué une nouvelle fois sa forte réticence, le dernier mot reviendra probablement aux députés. La proposition de loi, même amputée de son article central, risque d’ouvrir une porte que les réalités budgétaires et démographiques pousseront très grand. La vieillesse, la dépendance, la vulnérabilité ne seront plus des phases de la vie à accompagner, mais des coûts à minimiser. La dignité humaine se verra peu à peu absorbée par la logique gestionnaire. Et demain, comme au Canada, ce ne seront plus seulement les malades en phase terminale, mais les fractures de hanche, les dépressions, les solitudes qui se verront proposer « l’aide ».

Le Sénat a donc, pour l’instant, dit non à cette bascule. Refuser l’euthanasie, ce n’est pas refuser la compassion : c’est refuser qu’une société transforme la mort en variable d’ajustement. C’est affirmer que la valeur d’une vie ne se mesure ni à son coût ni à son utilité. C’est, tout simplement, refuser de devenir ces personnages du Soleil Vert.

Mais que ces messieurs les sénateurs et députés, dont la moyenne d’âge dépasse allègrement l’âge canonique, y réfléchissent à deux fois. En poussant ou en acceptant cette loi, ils ne préparent pas seulement l’avenir des Français vulnérables : ils signent, pour eux-mêmes, le ticket d’entrée dans le système qu’ils cautionnent. Demain, une simple fracture de hanche ou un début de dépendance, et c’est eux que l’on poussera vers « l’aide à mourir ».





Source

RESIST CAEN
Author: RESIST CAEN

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