
L’ancien vice-président du Comité Départemental Olympique et Sportif de Haute-Saône (CDOS 70), Dominique Bouvet, est tombé dans un piège monté par un internaute. Celui-ci a utilisé une intelligence artificielle pour créer l’apparence et la voix d’une fille de 14 ans.
Les vidéos qui tournent depuis ce matin sur les réseaux montrent Bouvet en pleine conversation avec ce faux profil. Il pensait parler à une adolescente. Les échanges ont vite dérapé. Il a même accepté un rendez-vous. Au moment où il s’est présenté, le piège s’est refermé.
« Si on se voit et que je t’emmène au parc, donc là tu vas me connaître, et qu’en rentrant tu vas me connaître un peu plus, donc là, est-ce que je pourrais t’embrasser, par exemple ? »
.
Qui est Dominique Bouvet ?
Il n’est pas un inconnu dans le milieu sportif haut-saônois. Pendant des années, il a occupé des postes importants au sein de l’UNSS (l’Union nationale du sport scolaire) et du CDOS 70. Il a participé à l’organisation d’événements sportifs départementaux, formé des jeunes et représenté le mouvement olympique local. Retraité de l’Éducation nationale, il vivait à Vesoul et gardait un rôle actif dans le sport associatif.
C’est précisément ce qui choque beaucoup de gens aujourd’hui. Un homme qui avait accès à des mineurs dans un cadre officiel se retrouve accusé de comportements pédophiles.
Comment fonctionne ce genre de piège ?
L’internaute derrière l’opération est un streamer Twitch, YouTuber, TikTok du surnom de Finnyzyy et n’a pas agi au hasard. Il a créé un leurre ultra-réaliste grâce à l’IA : visage, voix, tout correspond à une ado de 14 ans. Ce type de méthode se développe de plus en plus en France. Des créateurs diffusent ensuite les preuves en direct ou en vidéo pour alerter le public et, souvent, transmettre les dossiers aux autorités.
Pour l’instant, aucune confirmation officielle n’est sortie de la part de la police ou du parquet sur une garde à vue ou une mise en examen. Mais les images circulent déjà largement et poussent beaucoup de gens à réclamer des suites judiciaires rapides.
Ce n’est pas la première fois qu’un responsable local ou un bénévole du sport se retrouve dans ce genre d’affaire. Le monde associatif et scolaire reste un terrain où certains prédateurs cherchent à approcher des enfants en toute discrétion.
Si vous avez des enfants qui pratiquent un sport, c’est le moment de rappeler les règles de base : jamais de contact privé avec un adulte rencontré en ligne, même s’il semble proche ou sympathique. Les parents et les clubs ont tout intérêt à rester vigilants.
L’affaire Dominique Bouvet va probablement faire du bruit dans les jours qui viennent, surtout en Haute-Saône où son nom était connu dans le petit milieu du sport. On attend maintenant la réaction des institutions et des forces de l’ordre.








