
Un élu aux responsabilités lourdes et aux mots légers
Bernard Jomier n’est pas un simple sénateur. Président de la commission d’enquête sur l’hôpital et le système de santé, vice-président de la commission des affaires sociales, il pèse dans les débats sur la santé publique. Ancien médecin, il s’est illustré pendant la crise du Covid-19 en défendant la vaccination obligatoire pour tous. Il a aussi mené une offensive acharnée contre le Pr Didier Raoult, l’accusant sans preuve de facturations illégales. Ironie du sort : il a qualifié de « harcèlement » la plainte pour harcèlement déposée par Didier Raoult contre Elisabeth Bik.
🗨️ »Les antivax ont été bercés trop près du mur »
Ce mercredi après-midi, à l’occasion de la séance de questions d’actualité au gouvernement, le sénateur socialiste Bernard Jomier a interpellé la ministre de la Santé sur les contenus de désinformations qui inondent déjà les… pic.twitter.com/GUTWS9LDW0
— Public Sénat (@publicsenat) May 13, 2026
Le mépris comme méthode de gouvernance
Dans un contexte où la confiance dans les institutions sanitaires est déjà fragilisée, une telle sortie de la part d’un élu de la République interroge. Au lieu d’apaiser le débat, Bernard Jomier préfère l’insulte et la caricature. « Bercés trop près du mur » : une expression qui vise à disqualifier ceux qui osent questionner les discours officiels, plutôt qu’à leur apporter des réponses factuelles.
Un président de commission qui joue avec le feu
Bernard Jomier, en tant que président d’une commission d’enquête sur l’hôpital, porte une responsabilité particulière. Ses prises de position passées et ses alliances avec des figures contestées comme Elisabeth Bik révèlent les méthodes employées par une partie de la classe politique pour imposer un narratif dominant. Plutôt que s’interroger sur les raisons profondes du scepticisme — promesses non tenues, opacités persistantes —, il préfère la moquerie.
Quand le mépris alimente la défiance
Cette attitude, loin de renforcer la crédibilité des institutions, ne fait qu’alimenter la défiance. Les Français, qu’ils soient qualifiés d’« antivax » ou non, méritent mieux que des formules méprisantes de la part de leurs représentants. Surtout lorsque ceux-ci exercent des responsabilités directes sur les questions de santé publique.










