Honda vient de subir sa première perte d’exploitation depuis 1957. Près de 3,6 milliards d’euros de charges exceptionnelles, des modèles électriques purement et simplement annulés aux États-Unis. Le géant japonais paie cash l’obsession du tout-électrique imposée par Bruxelles et le lobby vert. Pour la première fois en soixante-dix ans, le constructeur historique trébuche. Et là, c’est le marché qui parle, les consommateurs ne veulent plus de voitures chères, lourdes, lentes à recharger et dépendantes d’une électricité qui, en Europe, n’en reste pas moins polluante.
Honda n’est pas un cas isolé. Stellantis, le géant franco-italo-américain, a discrètement ressuscité le diesel sur au moins sept modèles en Europe (Peugeot 308, DS 4, Opel Astra, Citroën Berlingo, Peugeot Rifter, etc.). Officiellement pour « répondre à la demande ». Face au fiasco des ventes d’électriques et une concurrence chinoise qui inonde le marché, le groupe préfère revenir à ce que les Européens savent faire de mieux plutôt que de couler sous le poids du dogme européen.
Derrière le storytelling « zéro émission », la réalité est plus brutale. La production d’une batterie émet jusqu’à deux fois plus de CO₂ qu’un diesel sur son cycle de vie complet. Extraction des terres rares et du lithium en Chine, raffinage au charbon, pollution massive des sols et des eaux, et c’est sans compter l’exploitation humaine souvent douteuse. On change juste de dépendance. Hier le pétrole, aujourd’hui Pékin, qui avec un contrôle de 83% à 95 % des terres rares et 80 % des composants de batteries, mène la danse. Rappelons que l’Europe est à 98 % dépendante pour les aimants des moteurs électriques. Une nouvelle servitude volontaire, façon « transition écologique ».
De plus sur le cycle complet (fabrication + usage), une électrique chinoise roulant avec de l’électricité au charbon émet autant qu’un bon vieux diesel moderne. Ajoutez le poids des batteries qui usent prématurément les pneus et vous obtenez le résultat : une absurdité.
Les constructeurs commencent à ouvrir les yeux. Quand Honda perd des milliards et que Stellantis fait machine arrière, c’est tout l’édifice idéologique qui tremble. L’électrique imposée s’avère finalement ni écologique, ni souveraine, ni rentable, mais surtout ruineuse pour notre industrie “occidentale”.










