
La comédienne virtuelle et ses accessoires
Soraya Lennie, journaliste de la maison, dissèque un cas d’école : une vidéo supposément tournée en janvier 2026, où une femme en larmes affirme avoir été violée par les forces de sécurité iraniennes. « Ils nous ont séparées en groupes de sept ou huit », dit-elle. Problème : tout est faux, de la bibliothèque d’arrière-plan aux rideaux, en passant par le samovar et jusqu’au visage de la pleureuse. Al Jazeera y voit un « avatar IA » censé préserver l’anonymat, mais qui n’est qu’une pure création synthétique.
🇮🇷⚡️AL JAZEERA DÉMASQUE LA PROPAGANDE IA ANTI-IRAN
« Inquiétant, n’est-ce pas ? »
Sauf que… tout est FAUX.
Cette « Iranienne arrêtée » qui pleure dans une vidéo virale ?
IA pure.Bibliothèque, rideaux, samovar, tout inventé.
Créée par Generative AI for Good, une boîte… pic.twitter.com/nS9qkWrL4k— Camille Moscow 🇷🇺 🌿 ☦️ (@camille_moscow) April 25, 2026
La start-up qui aimait les fantômes
Ces productions mènent à une entreprise israélienne répondant au nom de Generative AI for Good. Cette société à « impact social » dit vouloir « amplifier les voix réduites au silence ». Elle produit des témoignages de survivantes – y compris sur des viols collectifs imputés aux gardiens de la révolution – sans toujours daigner préciser ses sources. Rien de neuf sous le soleil.
Le catalogue des « parfaites victimes » version 2.0
Al Jazeera souligne la recette éculée : femmes blondes et sans voile, allégations de viols de masse non vérifiées, drames calibrés pour l’émotion à distance. Des anthropologues cités par la chaîne y voient une réactualisation de l’orientalisme. Faute de victimes réelles présentant le bon format médiatique, on les invente par pixels interposés, afin de justifier une hypothétique intervention occidentale contre l’Iran.
Trump, touche-pipi numérique
Donald Trump, toujours à l’affût d’un vecteur de mobilisation, a relayé un collage de huit femmes présentées comme sur le point d’être exécutées par les autorités iraniennes. Des analyses ont confirmé le trucage ou la génération par IA. En réponse, des comptes pro-iraniens ont publié des grilles d’images explicitement estampillées « IA », histoire de ridiculiser la stratégie. La guerre de l’information vire au concours de deepfakes.
Al Jazeera sonne l’alarme, les fossoyeurs du réel applaudissent
Conclusion du rapport : dans cette guerre de l’information, les femmes iraniennes – vraies ou fausses – servent de monnaie d’échange pour vendre l’idée d’une ingérence extérieure. À force de synthèse, plus personne ne sait distinguer le réel du faux. La désinformation prospère, et la défiance s’installe. Mission accomplie.










