
Dans Le très petit guide de survie à la guerre psychologique de 5e génération, Yann Charrier nous donne le mode d’emploi de la manipulation comportementale qui a présidé aux mesures « sanitaires » et qui s’appliquent désormais à la campagne anti-tabac.
Des règles absurdes
Très efficace pour vous pourrir la vie, la technique du cheval de Troie est de retour afin de gâcher nos vacances. Voici la méthode : au milieu de recommandations de bon sens (pas de tabac dans les lieux de santé, les forêts pour les préserver des incendies involontaires), glisser en douceur des interdictions absurdes telles que « Instaurer de nouveaux espaces extérieurs à usage collectif libérés du tabac (plages bordant des eaux de baignade, parcs publics, stades, abribus, abords extérieurs de certains lieux publics à usage collectif, spécialement les établissements scolaires). »
Et le choix des mots ! « Libérer » au lieu d’« interdire ». Objectif déclaré : lutter contre le tabagisme passif (dans des espaces ouverts !) et contre les effets néfastes du tabac sur l’environnement. Ah ! l’environnement ! Rappelons-nous les plages désinfectées interdites en 2020, devenues « dynamiques » en 2022. OuestFrance nous l’expliquait :
« Celles et ceux qui s’y rendent doivent y marcher, y courir ou y glisser selon les activités pratiquées mais jamais y stationner. Certaines activités telles que la bronzette ou les châteaux de sable avaient donc été proscrites. »
Comme pour le défaut de masque, d’auto-attestation ou de passe sanitaire, les contrevenants seront passibles d’une contravention de 135 euros.
Manipulation, pour notre bien
En septembre 2001, à propos du tabagisme passif, selon le Haut Conseil de la Santé publique,
« À l’extérieur, il n’y a aucun risque connu lié à l’exposition à la fumée des autres. » « Toutes les études conduites sur les effets de la fumée des autres l’ont été dans des lieux couverts et clos, où l’on passe 80 % à 90 % de notre temps. »
Dans cette optique, depuis le 1er février 2007, il est interdit de fumer dans les espaces fermés et couverts accueillant du public, y compris les lieux de travail.
En 2023, selon Santé publique France, « Le tabagisme passif, s’il est plus toxique dans un environnement fermé, est également particulièrement toxique dans un environnement ouvert, en particulier dans les lieux couverts (terrasse, auvents, etc.). » « Plus », « également », « particulièrement » : des mots qui s’excluent mutuellement, ce qui évoque une certaine dérive de la pensée…
En 2024, le Pôle Santé Travail élargit sans aucune justification le danger de tabagisme passif aux espaces ouverts : « Que ce soit dans un lieu fermé (maison, bureau, voiture…) ou ouvert (terrasse, parc…), les risques pour la santé sont avérés. » C’est « avéré », un point c’est tout. Contredisant le Haut Conseil de la Santé publique, Santé publique France affirme au doigt mouillé :
« On estime à 9 mètres la distance minimale, en extérieur, à tenir avec un fumeur pour éviter les effets du tabagisme passif. D’un point de vue scientifique, il serait parfaitement normal d’interdire le tabac sur les terrasses. »
On « estime », est-ce un point de vue scientifique ? où sont les preuves, les expérimentations ? Il n’y en a pas. Pas plus qu’en 2021, lorsque Jean Castex nous autorisait à boire un verre assis, mais pas debout. Pour notre bien. D’ailleurs, la ministre de la santé, Catherine Vautrin a pris la relève : les terrasses de café seront toujours accessibles aux fumeurs.
Vous n’y comprenez plus rien ? C’est normal, ces contradictions sont faites pour vous désorienter, cela fait partie de la manipulation toujours en cours.










