Née en 1970, Christine Cotton, après un magistère d’économiste-statisticien à la Toulouse School of Economics, s’est forgée une expertise forgée sur plus de 25 ans dans l’industrie pharmaceutique. Christine Cotton a dirigé sa propre société de recherche sous contrat (CRO), spécialisée dans la méthodologie, la gestion des données et l’analyse statistique des essais cliniques. Elle a collaboré avec de grands laboratoires (Roche, Sanofi, Aventis, Janssen Cilag, Medtronic, Pierre Fabre, etc.) et accumulé une expérience sur des centaines d’études en oncologie, cardiologie, immunologie, neurologie et bien d’autres domaines. Jusqu’en 2018, elle a exercé comme biostatisticienne et dirigeante, avant de se consacrer à des analyses indépendantes.
Son engagement public
France-Soir a été le premier média à lui ouvrir son plateau et ses colonnes le 8 avril 2021, avec une expertise détaillée des résultats des essais des quatre principaux vaccins anti-Covid. Avec clarté et rigueur, elle y pointait les biais méthodologiques, les intervalles de confiance limités, l’absence de données robustes sur les cas sévères, les populations âgées ou les comorbidités, et les écarts entre les populations testées et la réalité française. Elle s’étonnait que des résultats qu’elle jugeait insuffisants aient été approuvés par la FDA et l’EMA.
En août 2021, elle alertait sur les données VAERS : après analyse de centaines de milliers de lignes, elle relevait que 67 % des décès déclarés survenaient dans les 21 jours suivant l’injection (28 % dans les 3 jours, 40 % dans les 7 jours), avec des signaux forts sur les myocardites, les femmes enceintes et les jeunes.
En octobre 2021, dans une tribune intitulée « Vaccins Covid-19 : tout ce que je sais, c’est que personne ne sait rien », elle citait les documents officiels de Pfizer reconnaissant de nombreuses inconnues sur l’efficacité, la transmission et la durée de protection. Par la suite, elle donna de nombreuses interviews afin de faire connaitre ses analyses.
Rapport explosif sur Pfizer (2022)
Son travail le plus marquant reste son rapport d’expertise méthodologique sur les essais Pfizer, rendu public début 2022 utilisé dans plusieurs plaintes pénales. Elle y démonte les biais du critère principal d’efficacité, la sous-estimation due au reporting volontaire des symptômes, l’usage d’antipyrétiques, le suivi trop court, et les données manquantes. Elle concluait que les résultats ne pouvaient être considérés comme « fiables et intègres » et demandait la suspension urgente des vaccinations Comirnaty.
Elle collabora aussi avec Brook Jackson pour dénoncer les manquements graves dans la gestion des essais. Auditionnée à huis clos à l’OPECST en avril 2022, elle échangea publiquement avec la députée européenne Michèle Rivasi sur les effets secondaires. Elle participa à des tableaux de bord soulignant le non-respect du principe de précaution par les autorités.
Un parcours de lanceuse d’alerte et son dernier message
Christine Cotton a incarné une voix indépendante, refusant tout lien avec l’industrie pour ses analyses critiques. Elle a publié un livre (« Tous vaccinés, tous protégés ? ») et déposé des plaintes pénales contre les autorités sanitaires. Sa santé s’est brutalement dégradée après ces plaintes, avec des douleurs atroces (lombaires jusqu’aux jambes, brûlures cutanées) qui ont duré plus d’un an malgré de multiples consultations et traitements. Elle est tombée malade précisément au moment où elle a porté plainte.
Nous sommes le 02 juin 2026, quand vous lirez ces lignes j’aurais quitté ce monde.
Pour ceux qui ne me connaissent pas, je m’appelle Christine Cotton, je suis ce qu’on appelle une lanceuse d’alerte. j’ai travaillé 25 ans pour l’industrie pharmaceutique dans la gestion et…— Christine Cotton OFFICIEL (@StatChrisCotton) June 2, 2026
Le 2 juin 2026, elle a publié sur son compte X un message d’adieu poignant, annonçant son départ imminent : « Nous sommes le 02 juin 2026, quand vous lirez ces lignes, j’aurai quitté ce monde. […] Je demande pardon à ceux qui m’aiment […] de mettre fin à ma vie, moi qui n’ai eu de cesse de la protéger depuis l’enfance. » Elle y réaffirmait ses conclusions sur les vaccins Pfizer et remerciait ses soutiens.
Sa disparition a été commentée par un grand nombre de personnes, notamment Pierre Barnerias, Christine Kelly, ainsi que par l’association BonSens.org qui a rendu un hommage émouvant, rappelant son courage, son intégrité et son rôle pionnier dans l’analyse des essais cliniques sur les vaccins Covid dès avril 2021.
À travers ses interventions dans les médias, ses rapports et ses témoignages, elle a défendu une approche scientifique rigoureuse face à l’urgence et à la pression politique. Elle restera une figure de la quête de transparence et de l’exigence méthodologique dans les débats sur la santé publique.
Que son travail continue d’inspirer la vigilance et l’exigence de preuves solides. Repose en paix, Christine.










