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Couple gay et faille légale en Pennsylvanie

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La GPA, c’est l’égalité pour tous… même les délinquants sexuels ?

C’était une histoire censée réchauffer les cœurs. Logan Riley et Brandon Mitchell, un couple homosexuel de Pennsylvanie, partageaient leur bonheur d’accueillir un bébé acheté grâce à une mère porteuse. Leur vidéo, publiée sur les réseaux sociaux, montrait les premiers sourires de leur nouveau-né, un moment de joie pure. Mais en quelques heures, ce tableau idyllique s’est fissuré, révélant une réalité morbide : Brandon Mitchell, l’un des deux pères, est un délinquant sexuel condamné.

Un moment de joie partagé avec le monde

La vidéo, postée sur leurs comptes personnels, se voulait une célébration. Logan et Brandon y racontaient leur parcours, des démarches complexes pour trouver une mère porteuse aux premiers instants avec leur enfant. Le clip, touchant et intime, a vite attiré l’attention. Le 27 juillet, Derek Blighe, une figure politique irlandaise, le relaie sur X avec un commentaire cinglant : « Cet enfant a-t-il une chance de grandir normalement ? » Son message, vu plus d’un million de fois, fait l’effet d’une étincelle.

Sur la toile, les réactions fusent. Pour beaucoup, les propos de Blighe sont une attaque homophobe. Bev Jackson, de l’Alliance LGB, défend le couple :

« Deux pères aimants suffisent pour qu’un enfant s’épanouisse. »

Mais le débat prend un tour dramatique lorsqu’un détail choquant émerge.

Une vérité qui glace le sang

Moins d’un jour après la diffusion massive de la vidéo, une information explosive éclate : Brandon Mitchell est inscrit au registre des délinquants sexuels de Pennsylvanie. En 2016, alors qu’il enseignait la chimie au lycée Downingtown West, il est arrêté pour avoir tenté de séduire un élève de 16 ans. Les rapports judiciaires du comté de Chester dressent un portrait accablant : des demandes de photos nues, des messages explicites, et plus de 12 000 SMS échangés avec l’adolescent entre 2013 et 2014. Sur son ordinateur, la police trouve des centaines de vidéos à caractère sexuel impliquant le jeune.

« Ce prévenu a abusé de sa position de confiance et d’autorité pour se livrer à une faute grave envers un élève. Comme toujours dans des affaires comme celle-ci, où un enseignant a eu accès à des centaines d’élèves pendant plusieurs années, les autorités craignent qu’il y ait d’autres victimes. », a déclaré Charles Gaza, chef de cabinet du procureur du comté de Chester. 

Mitchell plaide coupable pour possession de pornographie juvénile et corruption de mineurs. Condamné à une peine pouvant atteindre 23 mois, il est libéré après seulement deux mois sous conditions strictes : plus de contact non supervisé avec des mineurs et abandon de sa licence d’enseignant. Depuis, il travaille comme chimiste dans un laboratoire pharmaceutique à Lancaster.

Un projet de famille sous les projecteurs

En 2021, Brandon épouse Logan Riley, un instituteur du Maryland, passionné par son métier et les sports aquatiques. En 2023, les deux hommes décident de fonder une famille. Ils lancent une campagne GoFundMe pour financer une gestation pour autrui, espérant réunir 50 000 dollars. Logan se décrit comme un amoureux de la mer, un prof dévoué près de Baltimore. Brandon, lui, est présenté comme un voyageur cultivé, intéressé par l’histoire et la politique. Rien, dans leur récit, ne laisse deviner le passé judiciaire de Mitchell.

En novembre 2023, Logan partage une nouvelle radieuse : leur mère porteuse, après un long processus d’évaluations médicales et juridiques, porte leur enfant. « Nous sommes fous de joie », écrit-il, signant pour eux deux. Mais une question plane : la mère porteuse était-elle au courant des antécédents de Mitchell ?

Une brèche dans la loi

En Pennsylvanie, la gestation pour autrui bénéficie d’un cadre légal souple. Une ordonnance prénatale permet aux futurs parents d’être reconnus comme parents légaux dès la naissance, sans les garde-fous imposés à l’adoption. Si la loi interdit aux délinquants sexuels d’adopter, elle ne les empêche pas d’avoir un enfant par ce biais. Contactée par Reduxx, la police d’État confirme qu’aucune règle n’interdit automatiquement à une personne condamnée pour des crimes sexuels d’obtenir la garde d’un enfant via une mère porteuse.

Cette faille indigne des associations comme Surrogacy Concern, basée au Royaume-Uni. Helen Gibson, l’une de ses porte-parole, appelle à une enquête immédiate.

« Si ces faits sont avérés, c’est une situation alarmante. Les autorités doivent agir pour protéger cet enfant », déclare-t-elle.

Elle pointe un problème plus large :

« La gestation pour autrui ne met pas l’enfant au centre. C’est une pratique cruelle, qui peut ouvrir la porte à des abus. »

Cette affaire relance le débat sur la maternité de substitution. En Pennsylvanie, les autorités sont sous pression pour examiner la situation de l’enfant et évaluer sa sécurité. Ce cas pourrait pousser à repenser les lois sur la gestation pour autrui, aux États-Unis comme ailleurs.





Source

RESIST CAEN
Author: RESIST CAEN

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