
De la France aux Pays-Bas, en passant par l’Irlande et la Grèce, le scénario se répète avec constance : les peuples consultés répondent « non » et Bruxelles, avec la complicité active des gouvernements nationaux, trouve la parade légale ou politique pour imposer sa volonté. Le « non » français de 2005 au traité constitutionnel fut ainsi balayé par le traité de Lisbonne en 2008, ratifié par un Parlement soigneusement dispensé de retourner devant les citoyens.
Même déni en Grèce en 2015, où le rejet massif de l’austérité par référendum fut piétiné dans la semaine par un gouvernement capitulant devant ses créanciers. Ces épisodes sont la marque de fabrique d’une construction politique où la légitimité technocratique se veut supérieure à la souveraineté populaire. Cette pratique récurrente du contournement démocratique, doublée d’une centralisation bureaucratique étouffante, dessine la trajectoire d’une Union en pleine déliquescence, sourde et aveugle aux peuples qu’elle prétend unir. À l’instar de l’URSS dont elle semble épouser le funeste destin, l’UE sclérosée et déconnectée accumule les griefs qui pourraient précipiter son implosion. Seule une refondation radicale, placée sous le signe d’une démocratie directe et d’un processus constituant populaire comme le défend Étienne Chouard, pourrait inverser cette course à l’abîme.
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