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États-Unis, l’État du Maine adopte un moratoire sur de nouveaux grands data centers 

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Aux États-Unis, un État fédéral ne veut plus de datacenters. Du moins, pas avant fin 2027. Le Maine a adopté un texte visant à instaurer un moratoire sur les projets de constructions de datacenters, particulièrement par les géants de la tech qui accélèrent la cadence face à la généralisation de l’usage de l’IA et la hausse de ses coûts.

Avant l’avènement de l’IA générative, divers rapports de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) et d’autres observatoires spécialisés montraient, avant le boom de l’IA générative, une consommation des data centers déjà substantielle, mais “relativement maîtrisée” en termes de trajectoire. Entre 2016 et 2020, la consommation globale des data centers était estimée autour de 240 à 340 TWh/an, soit environ 1 à 1,3 % de la demande électrique mondiale, en dehors du minage de cryptomonnaies, ce qui reflétait une croissance soutenue mais jugée prévisible dans le cadre de la dématérialisation générale des services numériques. 

De 7 à 60 milliards de dollars en deux ans

En Irlande, cette dynamique pesait lourd sur le réseau électrique. Autour de Dublin, la part de la consommation liée à ces infrastructures a quadruplé en moins d’une décennie pour atteindre environ 21 à 22 % de la production électrique du pays en 2023. Cette progression a conduit EirGrid, l’opérateur de réseau national, à imposer de facto un moratoire sur les nouveaux raccordements à partir de 2021, laissant des projets représentant environ 6,5 milliards d’euros en suspens. Un nouveau cadre n’a été adopté que vers la fin 2025, imposant par exemple une autonomie énergétique et une forte part de renouvelable pour les futurs data centers. 

Avec l’essor de l’IA générative, la consommation énergétique des data centers est montée en flèche. Les rapports de l’AIE indiquent que la demande d’électricité des data centers a bondi à environ 460 TWh en 2022, avant d’atteindre environ 415 TWh rien qu’en 2024 pour les seuls centres, soit l’équivalent de la consommation annuelle de toute la France. 

Pour les infrastructures dédiées à l’IA, qui prennent au fil des mois une place centrale dans le modèle économique des GAFAM, contraints de répondre à un appétit énergétique grandissant, les études estiment une consommation 4 à 5 fois supérieure à celle d’un data center traditionnel, avec des projections montrant que les data centers pourraient représenter jusqu’à 12 % de la consommation électrique américaine d’ici 2030 et plus de 1 000 TWh à l’échelle mondiale.

Économiquement, les montants investis connaissent une courbe encore plus abrupte. En deux ans, les dépenses de construction ont été multipliées par près de dix, avec des projections de 60 milliards de dollars contre moins de 7 milliards en 2023.

Le Maine rejette les datacenters des GAFAM

Mais aux États-Unis, un État a dit “stop” et une dizaine d’autres pourraient lui emboîter le pas. Mardi, le Maine a adopté un moratoire sur les grands data centers, qui suspend jusqu’en 2027 les projets les plus énergivores. Une première chez l’Oncle Sam.

Le texte, voté par les deux chambres locales, prévoit de suspendre, pendant un an et demi environ, la délivrance de permis pour tout projet de data center dépassant 20 mégawatts de capacité électrique. Un seuil de capacité élevé qui confirme cibler directement les chantiers que souhaitent multiplier les GAFAM pour poursuivre le développement de leur IA.

L’initiative dans le Maine intervient au moment où l’État connaît une hausse de ses tarifs résidentielles, selon l’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA). Les élus de l’État avaient déjà rejeté fin 2025 deux projets de centre de données, accusant leurs promoteurs de sous-estimer leur consommation.

D’ailleurs, Janet Mills, gouverneure démocrate du territoire, quoique favorable au moratoire, avait demandé une exemption pour un projet de reconversion d’une ancienne papeterie pour un montant de 550 millions de dollars d’investissements mais les parlementaires ont dit non. Elle peut, durant les dix prochains jours, opposer son véto au texte, le promulguer ou le laisser entrer en vigueur sans signature.

Le Maine pourrait être le premier d’une liste d’une dizaine d’États prêts à lui emboîter le pas. Les moratoires font déjà débat depuis quelques mois aux États-Unis et des États comme New York, la Géorgie, le Maryland, le Michigan, le New Hampshire, la Virginie ou encore le Wisconsin pourraient suivre la même direction. 





Source

RESIST CAEN
Author: RESIST CAEN

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