
Alors que des citoyens lambda sont condamnés pour avoir relayé l’hypothèse d’une substitution d’identité, le livre de Xavier Poussard, pourtant best-seller, n’a fait l’objet d’aucune plainte en diffamation. Cette abstention est lourde de sens. Porter plainte pour diffamation aurait obligé la plaignante à apporter la preuve que les affirmations de l’auteur sont fausses, l’exposant à une contradiction sur le fond que l’oligarchie semble vouloir éviter à tout prix.
Le pouvoir semble ainsi préférer une justice instrumentalisée, ciblant la forme – le harcèlement – pour étouffer un débat de fond qu’il redoute d’affronter. Cette stratégie du silence, sous couvert de protéger, ressemble fort à un aveu de faiblesse selon François Asselineau.
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