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Hausse du prix des carburants : je pose la question… et les chiffres répondent

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Cette augmentation que nous subissons actuellement, partout en Europe et en France tout particulièrement, est-elle simplement la conséquence malheureuse d’événements géopolitiques ? 

Hier soir, 12 avril 2026, les négociations directes entre États-Unis et Iran à Islamabad ont échoué en quelques heures. Donald Trump a immédiatement annoncé un blocus naval du détroit d’Ormuz. Ce matin, le baril de Brent a bondi de plus de 7 % au-dessus de 102 $ et les JT de toutes les chaînes françaises parlent déjà de la « flambée inévitable » à la pompe.

Ou bien s’agit-il d’un mécanisme qui permet d’appauvrir les ménages, d’accélérer le passage forcé au « tout électrique » voulu par Bruxelles, et de justifier toujours plus de contrôle sur nos déplacements ? Les faits qui montrent que cette hausse est largement artificielle sont nombreux et vérifiables. Ceux qui prouveraient le contraire… restent introuvables.

 

En voici trois, particulièrement solides.
 

Premier argument : le prétexte de la guerre au Moyen-Orient.

Comme souvent depuis que l’économie est mondialisée, la guerre en cours au Moyen-Orient sert de justification commode. Pourtant, la fermeture du détroit d’Ormuz, par lequel transite environ 20 % du pétrole mondial, n’explique pas l’envolée des prix à la pompe en Europe. 

Pourquoi ? D’abord, la France importe très peu son pétrole via cette route. Nos principales sources sont l’Amérique du Nord, l’Afrique subsaharienne et du Nord, la Norvège ou le Kazakhstan – bien loin d’Ormuz. Comme je l’avais détaillé le 4 avril 2026, les réunions de crise se succèdent à Bruxelles, les dirigeants agitent le spectre d’une pénurie… puis les cours s’effondrent une fois la spéculation passée. Coïncidence ?

Aujourd’hui, 13 avril, le baril flambe réellement à cause du blocus annoncé. Pourtant, même avec cette nouvelle tension le niveau actuel reste nettement inférieur au record de 2008 (147 $). À l’époque, avec un baril à 147 $, le litre de gasoil en France valait en moyenne 1,45 € . Aujourd’hui, en avril 2026, avec un baril autour de 100-110 $, le litre de gas-oil oscille entre 2,37 et 2,57 €, soit environ 2,47 € en moyenne. Résultat : nous payons près d’un euro de plus par litre qu’en 2008, alors que le baril coûte 40 $ de moins.

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Enfin, les compagnies pétrolières vendent aujourd’hui, en grande partie, du pétrole acheté bien avant les tensions actuelles, à des prix bien inférieurs (autour de 70-80 $ le baril selon les stocks constitués). Elles répercutent pourtant le cours spot à 107 $ (ou plus lors des pics). Sur les quelque 130 millions de litres de carburants routiers vendus chaque jour en France, cette marge brute supplémentaire d’environ 1 € par litre représente plus de 130 millions d’euros par jour. L’État en récupère environ 60 % via TVA et taxes. Tout le monde y trouve son compte… sauf celui qui fait le plein pour aller travailler.

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Le gouvernement le sait. Il laisse faire. Parce que plus les prix sont hauts, plus les recettes fiscales augmentent. Et parce que cela permet de pousser entreprises et ménages vers le « tout électrique » et de multiplier les mesures restrictives au nom de la transition écologique.
 

Deuxième argument : le kérosène, lui, n’a pratiquement pas augmenté… et il n’est presque pas taxé.

En France, le kérosène utilisé pour l’aviation, y compris les jets privés, échappe à la TVA et à la TICPE (taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques). C’est le résultat de règles internationales et européennes.

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Nous avons donc ce paradoxe frappant : pendant que les salariés, artisans et agriculteurs paient des prix records pour se déplacer au quotidien, la caste qui nous gouverne continue de voler en jets privés sans subir ni la flambée des prix ni les taxes. Ces mêmes décideurs qui, lors des sommets sur le climat, nous expliquent qu’il faut rouler moins, prendre moins la voiture, et accepter des restrictions « carbone ». 

L’hypocrisie est totale. Vous polluez en allant bosser ; eux « sauvent la planète » en jet.

Troisième argument : les taxes sur les carburants sont devenues démesurées et contraires à l’esprit de la Constitution.

Le gas-oil sert à se chauffer pour beaucoup de Français. L’essence et le gas-oil sont indispensables pour aller travailler ou exercer son activité. Ce sont, de fait, des produits de première nécessité. Ils devraient donc bénéficier d’une TVA réduite (5,5 %) et ne pas supporter une taxe spécifique supplémentaire sur laquelle on applique encore 20 % de TVA.

À 60 % de taxes et prélèvements sur le prix à la pompe, on ne parle plus de taxation, mais d’un véritable impôt déguisé. Or l’article 34 de la Constitution réserve au Parlement – et à lui seul – la fixation des impôts. Le gouvernement propose, le Parlement vote… mais qui assume réellement ce niveau historique de ponction ? Personne ne débat franchement de cette réalité.

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La situation économique de la France est grave. Elle exigerait que l’État bloque ou baisse massivement les taxes sur les car

burants pour soulager les ménages et les entreprises. Au lieu de cela, le gouvernement refuse. Pire, il accompagne la hausse.

Où sont les partis d’opposition ? Muets.
Où sont les syndicats ? Pas d’appel à la grève générale.
Où sont les grands corps de l’État (Cour des comptes, Conseil d’État…) ? Silencieux.Tous participent, à des degrés divers, au même système.

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Pour un Français qui parcourt 15 000 km par an avec une voiture diesel consommant 6 l/100 km, cette hausse d’environ 1 € par litre représente un surcoût de près de 900 € par an – rien que pour les trajets domicile-travail. Multiplié par des millions de véhicules, c’est une saignée collective.

Je fais mon plein de diesel : 60 % de taxes.
Ils font le plein de kérosène : 0 % de taxes.
Deux mondes, deux factures.

Le cas de Patrick Pouyanné, PDG de TotalEnergies, illustre parfaitement le mécanisme. Ancien élève de Polytechnique et du Corps des mines, il a commencé sa carrière dans la haute fonction publique (conseiller technique au ministère de l’Industrie et auprès du Premier ministre sur les questions environnementales et industrielles de 1989 à 1996). Il rejoint Total en 1997, gravit les échelons et devient PDG en 2015. Sa rémunération annuelle officielle tourne autour de 5,5 millions d’euros (4 millions en numéraire + 1,5 million en dividendes), sans compter la valeur de ses actions (environ 0,02 % du capital, soit 35 à 40 millions d’euros). En près de vingt ans, le pactole total dépasse largement les 100 millions d’euros.

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Quand un ancien haut fonctionnaire chargé des politiques publiques et industrielles finit par diriger le premier groupe pétrolier français avec une telle rémunération, on mesure à quel point les conflits d’intérêts ne sont pas un accident du système… mais l’une de ses fonctionnalités les mieux huilées.

Nous ne sommes pas en guerre contre le climat ou contre un ennemi extérieur imaginaire. Nous subissons une guerre économique et sociale menée par nos propres élites contre le peuple qui produit, qui travaille et qui paie. Le silence des oppositions, des syndicats et des institutions ne fait que confirmer l’ampleur du consensus qui nous étrangle.

Ce lundi 13 avril, alors que le baril flamble et que les prix à la pompe vont encore grimper dans les prochains jours, cette logique explosive ne s’arrête pas à l’appauvrissement. Elle pousse inéluctablement vers des conflits plus graves : à savoir une forme de conflit civil inter-ethnique, communautaire et religieuse, combiné à une violence physique étatique (policiers et militaires) qui atteint des extrêmes contre les habitants qui, comme actuellement en Irlande, toutes origines, obédiences et classes sociales confondues, s’unissent pour s’opposer aux gouvernements.

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En France, nous avons déjà vu ce schéma à l’œuvre lors de la crise du COVID, avec des vaccinations « forcées imposées » séparant la population en deux classes de citoyens, alors même que la maladie n’avait plus de réelle incidence. Un schéma que l’on retrouve cette semaine passée avec les vaccinations de force, contre le respect de tous les droits fondamentaux, de cheptels contre la DNC, une maladie à l’incidence très faible avec des alternatives qui ne sont pas entendues par les autorités.

Avec cette nouvelle flambée, la question n’est plus théorique.

Il est temps de poser clairement la question : jusqu’où allons-nous accepter cette logique ?

Retrouvez la vidéo résumant cet article : 





Source

RESIST CAEN
Author: RESIST CAEN

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