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John Kerry révèle que Netanyahou a demandé à plusieurs présidents américains un changement de régime en Iran

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Trois présidents ont dit non. Un seul a signé.

Trois présidents, une même réponse : non

Bush, Obama, Biden. Trois administrations, trois refus. À chaque fois, le même scénario : Netanyahou débarque avec son plan en quatre points, aussi simpliste que meurtrier. Éliminer la direction iranienne (comprenez : assassiner ou bombarder). Provoquer un soulèvement populaire (parce que, visiblement, les Iraniens n’attendraient qu’un coup de pouce américain pour renverser leur gouvernement). Détruire les capacités militaires du pays (pour le plaisir, ou par précaution). Et enfin, empêcher toute reconstitution future (parce qu’une fois qu’on a commencé, autant faire les choses bien).

Les présidents en exercice ont poliment décliné, invoquant des risques de déstabilisation régionale ou, plus prosaïquement, l’absence de menace imminente. Seul Donald Trump, toujours prompt à jouer les pyromanes, a mordu à l’hameçon. Kerry évoque une réunion dans la Situation Room où Netanyahou, tel un VRP de l’apocalypse, aurait convaincu l’administration Trump que l’Iran était “mûr pour la chute”. Spoiler : il ne l’était pas.

L’illusion du soulèvement populaire : un argument en carton-pâte

Netanyahou misait sur un scénario digne des révolutions colorées des années 2000 : frappez fort, et le peuple se soulèvera. Sauf que, comme le rappelle Kerry, les Iraniens n’ont jamais joué leur rôle. Pas plus en 2026, après les frappes américano-israéliennes, qu’en 2020 ou 2010. Les renseignements américains le savaient. Les stratèges israéliens le savaient aussi. Mais qu’importe : la guerre, c’est comme le poker – parfois, il suffit de faire croire qu’on a une main gagnante.

Trump, l’exception qui confirme la règle

Si Bush, Obama et Biden ont résisté aux sirènes de Netanyahou, Trump, lui, a flirté avec l’idée. Kerry ne le dit pas explicitement, mais le sous-entend : Netanyahou a trouvé en Trump un allié aussi imprévisible que dangereux. Heureusement pour Téhéran, même l’administration la plus chaotique de l’histoire américaine a fini par reculer devant l’abîme.

2026 : le cessez-le-feu qui enterre (provisoirement) les rêves de Bibi

Les révélations de Kerry tombent à point nommé. 2026 a commencé sous les bombes – des frappes américano-israéliennes contre l’Iran, suivies d’un cessez-le-feu aussi fragile que précaire. Deux décennies de menaces, de plans avortés et de calculs cyniques pour en arriver là : un statu quo explosif, où chaque camp attend le prochain faux pas de l’autre.



La leçon (non apprise) de l’histoire

L’histoire retient que Netanyahou a échoué. Pas par manque de persévérance, mais parce que même les faucons américains ont fini par comprendre une évidence : l’Iran ne s’effondrera pas sous les bombes. Pire, chaque frappe ne fait que renforcer le régime, lui offrant sur un plateau l’argument ultime : “Nous sommes assiégés, unissez-vous.”

Kerry, lui, conclut avec une pointe de fatalisme : « Netanyahou n’a jamais compris que la guerre, ça ne se gagne pas avec des PowerPoint. » Dommage. Il avait tant de jolis slides à montrer.





Source

RESIST CAEN
Author: RESIST CAEN

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