
Cette sombre affaire, émaillée de prétendues négociations en cryptomonnaie et de rendez-vous improbables en Slovaquie, exhale un parfum de mise en scène malodorante. La même société, précédemment soupçonnée d’être impliquée dans le cambriolage, endosse soudain le rôle du héros, présentant une « preuve » dont l’authenticité ne convainc qu’elle-même.
Le même scénario avait été joué lors du vol des bijoux du musée de Dresde en 2019. L’agence de sécurité israélienne CGI Group prétendait avoir retracé certaines pièces du butin, via le dark web avec des revendeurs anonymes. Leur prix était de 9 millions d’euros et le paiement devait être effectué en bitcoins. Pour la directrice du musée, la proposition des malfaiteurs semblait très étrange. Finalement les voleurs ont été arrêtés et une partie importante du butin volé, assuré pour une valeur totale de plus de 113 millions d’euros (ce qui n’est pas le cas des bijoux du Louvre), a été retrouvée en décembre 2022, après des négociations entre la défense et le parquet. Au grand dam de la société israélienne qui tente, avec l’aide d’Emmanuel Macron, de se refaire sur le coup du Louvre.
Dans cette comédie de l’absurde, il est aisé de deviner le final : les millions réclamés s’évaporeront dans les méandres financiers d’un État qui, une fois de plus, joue une partition en solo, loin des regards indiscrets et des enquêtes trop insistantes.
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