
Alexandre Lebreton contre-attaque : l’inversion des rôles
Quatre jours plus tard, le 12 mai, Alexandre Lebreton balayait d’un revers de main les conclusions de L’Huma. Dans un post virulent, accompagné d’une vidéo d’archive, il qualifiait l’enquête de « médiocre » et dénonçait une « inversion grossière ». « Le média L’Huma vient de publier une enquête aboutissant à la conclusion que le Rassemblement National serait en train d’infiltrer la franc-maçonnerie… La blague ! » ironisait-il. Pour lui, la vraie question est ailleurs : « Qui infiltre qui, sur le long terme ? »
Le média l’Humanité vient de publier une médiocre enquête aboutissant à la conclusion que le Rassemblement National, présidé par Jordan Bardella, serait en train
« d’infiltrer la franc-maçonnerie »….La Blague !
(ou nouvelle inversion grossière)La question étant de savoir… pic.twitter.com/mxeMeMzAra
— Alexandre Lebreton (@mk_polis) May 12, 2026
L’archive qui dérange
Pour étayer sa thèse, Alexandre Lebreton exhumait un reportage télévisé de 1996 où l’on voit défiler des images d’événements politiques, discours, et plans serrés sur des loges maçonniques, drapeaux, autels et colonnes. « Voici une archive mainstream remettant les pendules à l’heure », écrivait-il, avant de conclure sans appel : « Le FN est depuis belle lurette maçonnisé. »
Derrière cette polémique se cache une thèse récurrente : loin d’infiltrer la franc-maçonnerie, c’est le Front National (devenu RN) qui aurait, dès les années 90, été sous l’influence de réseaux maçonniques. Une inversion des rôles que L’Huma aurait, selon Alexandre Lebreton, sciemment ignorée. « L’Huma prend les gens pour des cons », lance-t-il, accusant le média de gauche de manipuler l’opinion pour des raisons idéologiques.
Jean-Marie Le Pen : l’anti-maçon par excellence
Cette thèse contraste avec l’hostilité ouverte et répétée de Jean-Marie Le Pen, fondateur du Front National. Tout au long de sa carrière, le leader historique du FN a fustigé l’influence des francs-maçons sur la vie politique française. En juin 1995, lors d’une réunion de campagne pour les municipales, il accusait ainsi la « droite bourgeoise, enmaçonnée jusqu’au col » d’empêcher tout accord entre la droite classique et son parti, tout en organisant l’ostracisme dont le FN était victime. À l’époque où il présidait encore le mouvement, il était même allé jusqu’à exiger la disparition pure et simple des obédiences maçonniques.










