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La Troisième Guerre Mondiale est encore en préparation

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Source : geopolitika.ru – 8 juillet 2026 – Chris Pantelimon

https://www.geopolitika.ru/fr/article/la-troisieme-guerre-mondiale-est-encore-en-preparation

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La seule manière pour les États-Unis de rester aux commandes des affaires mondiales est une guerre mondiale, c’est-à-dire un conflit à grande échelle dans lequel les États-Unis endossent le rôle d’arbitre et non de participant direct.

L’imagination des stratèges américains n’est pas très riche, c’est pourquoi on répète des schémas datant d’il y a un siècle – par exemple, le réarmement de l’Allemagne et sa préparation au combat contre l’URSS.

Aujourd’hui, l’ennemi désigné, à première vue, c’est la Russie, car la Russie est en action, mais la vraie cible est surtout la Chine, le grand rival stratégique de l’Amérique.

Un point doit être souligné : pour les Américains, peu importe qui remportera le combat.

Le réarmement de l’Europe, conçu soi-disant pour sa défense contre Poutine, peut très bien mener à la ruine de l’Europe. Tant mieux ! Ce qui importe, c’est la guerre et l’arbitre (les États-Unis) dans l’ombre, non son résultat.

De même, le réarmement du Japon, qui ne peut se faire qu’en opposition à la Chine, ne signifie pas que les Américains souhaitent vraiment – ou espèrent – que le Japon l’emporte (tout comme ils n’espèrent pas que l’Ukraine l’emporte sur la Russie). La stratégie est plus cynique : l’important est de provoquer la guerre.

Et les États qui produisent ou achètent des armes (le fameux 5 % du PIB), une fois saturés de technologie militaire, peuvent facilement être dressés les uns contre les autres.

Le cas ukrainien est exemplaire. Une Ukraine bien armée sera toujours une cible pour la Russie. Mais il en va de même pour la Pologne ou un État balte. La tension monte, l’histoire européenne, avec toutes ses tragédies passées, attend cela : la course à l’armement entre voisins. Les motifs de guerre ne manquent jamais !

Voici ce qu’écrit le PDG de Palantir dans un livre d’une franchise typiquement américaine sur la politique d’armement des alliés des États-Unis :

1. Allemagne

« Une résistance face à de nouveaux investissements militaires a, bien sûr, été particulièrement répandue en Allemagne. Günter Grass, romancier et auteur du “Tambour”, s’est célèbrement opposé à la réunification de l’Allemagne de l’Est avec l’Allemagne de l’Ouest, arguant qu’un État allemand unifié pourrait ouvrir la possibilité d’un nouvel Auschwitz. En 1991, il écrivait : “Rien – ni le sentiment d’appartenance nationale, aussi idyllique soit-il dépeint, ni la certitude de la bonne volonté des générations nées après la guerre – ne peut modifier ou effacer l’expérience que nous, criminels, avec nos victimes, avons vécue en tant qu’Allemagne unie.”

Pourtant, la neutralisation de facto du pays au cours des cinquante dernières années a eu des conséquences. Le retrait d’une Allemagne forte et affirmée a sans doute contribué à l’invasion de l’Ukraine par la Russie en février 2022. Vladimir Poutine a correctement calculé qu’il ne paierait pas un prix significatif pour cette action. Après des décennies d’autoflagellation, l’armée allemande en était venue à ressembler davantage à une caricature de force armée authentique. »

2. Japon

« Il en va en grande partie de même pour le Japon. La démocratie la plus riche de la région aurait aujourd’hui encore besoin du soutien des États-Unis pour repousser – et a fortiori survivre à – une invasion à grande échelle (…)

La faute n’a pas été de dissoudre l’armée impériale japonaise et d’adopter des garanties juridiques destinées à empêcher sa reconstitution dans l’immédiat après-guerre. L’erreur a été de maintenir cette politique pendant trois quarts de siècle, malgré la transformation de l’ordre mondial, y compris l’ascension d’une Chine de plus en plus puissante et affirmée, ainsi que d’une Russie redevenue ambitieuse.

Le désarmement et la privation de l’Allemagne d’une capacité militaire significative ont constitué une réaction excessive, pour laquelle l’Europe paie désormais un lourd tribut. Un engagement similaire, largement théâtral, envers le pacifisme japonais menace, s’il est maintenu, de modifier également l’équilibre des forces en Asie. »

La conclusion est simple, à l’image de l’histoire récente !





Source

RESIST CAEN
Author: RESIST CAEN

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