
Dans une intervention télévisée aussi maladroite que révélatrice, Meyer Habib a osé évoquer la Turquie comme « menace absolue » pour Israël, comme si la liste des ennemis à abattre n’était jamais assez longue. Après Gaza, le Liban, l’Iran, voici donc Ankara dans le collimateur. On croirait entendre un collégien attardé justifier ses bagarres de cour de récré : « Ils m’ont regardé de travers, alors je les frappe. »
Sauf qu’ici, les « bagarres » font des milliers de morts, et le « collégien » dispose de l’arsenal nucléaire. Habib, lui, se contente de jouer les pyromanes en costume-cravate, avec un français aussi approximatif que sa vision de la diplomatie. La question n’est plus de savoir si Israël attaquera la Turquie, mais quand – et surtout, combien de temps l’Occident mettra à fermer les yeux, encore une fois. La Turquie n’ayant pas — au contraire de l’Iran — de programme nucléaire, Israël devra trouver un autre prétexte pour l’attaquer.
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