
Cette radiation, infamante pour l’institution plus que pour l’officier, illustre la dérive autoritaire d’un pouvoir incapable de répondre aux alertes, mais prompt à punir celles et ceux qui les formulent. En visant Coustou – qui ironise sur sa « deuxième Légion d’honneur » –, l’Élysée croit étouffer les critiques, mais ne fait qu’exposer sa peur des soldats libres.
Car le vrai scandale n’est pas qu’un général s’exprime, mais que ses avertissements, partagés par des millions de Français, soient toujours ignorés. La « grande muette » n’est plus celle qu’on croit : elle porte désormais costume-cravate et s’abrite derrière des décrets.
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