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Le ministre Édouard Geffray termine la destruction de l’Éducation nationale

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La promesse d’une « école républicaine » s’efface devant la réalité des coupes budgétaires.

Le mirage budgétaire

Affichée comme un progrès, l’augmentation de 200 millions se noie dans un budget global avoisinant les 80 milliards. Cette aumône ne compense ni l’inflation, ni la vétusté des infrastructures, ni la crise du recrutement. Elle sert de paravent à des économies draconiennes, dont 4 000 postes supprimés. Édouard Geffray, technocrate promu pour appliquer la rigueur, qualifie cette régression d’« adaptation nécessaire ». Une adaptation qui se solde par des classes surchargées et l’abandon de l’égalité des chances, selon les syndicats. Pourtant, dans les années 50 les classes de 30 à 40 élèves n’étaient pas rares. Cela ne posait pas de problème de discipline. Actuellement la gestion de classe occupe presque un cinquième du temps de cours.
Les dysfonctionnements actuels ne sont pas simplement l’effet de classes surchargées. Rappelons que le ministre de l’Éducation nationale Pap Ndiaye avait placé ses enfants dans une école privée et élitiste pour qu’ils aient une « scolarité sereine ».

Le ministre invoque des « règles identiques » ; un argument qui sonne faux face aux disparités bien réelles entre les deux secteurs.

La colère légitime des acteurs de terrain

Les syndicats dénoncent un « abandon pur et simple » des écoles. Pour Guislaine David, secrétaire générale du Snuipp-FSU, ces suppressions « aggraveront les inégalités territoriales et sociales ». Comment, en effet, prétendre réduire les effectifs par classe tout en privant les établissements de milliers d’enseignants ? Le ministre instrumentalise une baisse démographique réelle pour justifier un démantèlement idéologique. Pendant ce temps, il place sa progéniture à l’abri dans un privé souvent mieux doté et dont les élèves ont reçu des bases culturelles dans leur milieu familial, confirmant une hypocrisie qui corrode sa parole.



Le sabordage programmé

Édouard Geffray avait pourtant lui-même alerté sur la « situation extrêmement inquiétante » de l’école. Face aux défis – violence, décrochage, pénurie –, il oppose désormais la « rationalisation », euphémisme pour coupes budgétaires. Le projet de finances 2026 prévoit une suppression de 4 018 emplois ETP d’enseignants (2 373 dans le premier degré public et privé et 1 645 dans le second degré).

Sur 10 217 postes offerts au dernier concours du premier degré public, 590 postes n’ont pas été pourvus. Pas besoin de supprimer des postes ! Les enseignants ne sont que 4 % à estimer que leur métier est valorisé dans la société, taux le plus bas au niveau international. Et la dégringolade se poursuit : au lieu de bac+5, les candidats seront recrutés à partir de bac+3 et seront enseignants stagiaires dès la deuxième année après le concours au lieu d’effectuer deux ans de formation.

Un mépris qui galvanise la résistance

La profession, ulcérée, dénonce un « mépris » assumé. « C’est la survie de l’école publique qui est en jeu », tonne un syndicat. Les zones rurales et les quartiers populaires, premiers visés, subiront des fermetures de classes. L’objectif de 21 élèves, moyenne nationale fallacieuse, cachera des effectifs à 30 dans les territoires abandonnés. Le discours technocratique d’Édouard Geffray ne peut camoufler cette réalité.

Commedia dell’arte

Fraîchement nommé, Édouard Geffray incarne déjà le renoncement. Sa décision dépasse l’erreur de gestion ; elle constitue une faute politique. L’avenir de la République ne se joue ni dans les salles de classe ni dans les lignes budgétaires. C’est dans l’enseignement primaire que l’avenir des élèves se joue. Or en mathématiques, les résultats des élèves français en CM1 classent la France dernière parmi les pays de l’Union européenne et avant-dernière au sein de l’OCDE.

La Cour des comptes préconise des cautères sur une jambe de bois pour l’enseignement primaire :

– une meilleure cohérence entre les activités scolaires, périscolaires et extrascolaires, tout en prenant en compte les besoins globaux de l’enfant,
– une meilleure exploitation des outils numériques,
– une meilleure transition écologique pour améliorer les cours de récréation.

Emmanuel Macron préconisait en 2024 :

– Le Service national universel pour tous les garçons et filles entre 15 et 17 ans, généralisé à tous les élèves de seconde,
– Apprendre à chanter La Marseillaise dès le primaire,
– Le théâtre comme « un passage obligé au collège dès la rentrée prochaine ».





Source

RESIST CAEN
Author: RESIST CAEN

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