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Le Niger annonce mettre son uranium sur le marché international    

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Malgré les décisions de tribunaux et les avertissements du groupe français Orano, les militaires à la tête du Niger ont annoncé leur décision de mettre l’uranium de leur pays sur le marché international. La décision des putschistes intervient quelques mois après la nationalisation de Somaïr, l’une des filiales de la société française dans le pays.

Peu après le coup d’État militaire en juillet 2023, les tensions entre le Niger et la France se sont fortement exacerbées. Ce putsch, qui a déclenché plusieurs manifestations anti-France, a sonné la fin de la coopération militaire avec Paris et le début de nombreux contentieux, parmi lesquels celui lié au secteur stratégique de l’uranium. 

Un “droit légitime”, pour Niamey

À partir de fin 2023, la junte adopte une rhétorique souverainiste, visant les ressources stratégiques comme l’uranium exploité majoritairement par le groupe français Orano via sa filiale Somaïr (63,4 % des parts). En 2024, des tensions montent avec des audits des contrats miniers et des menaces de révision, tandis que le Niger se rapproche de la Russie et forme l’Alliance des États du Sahel (AES) avec le Mali et le Burkina Faso. Orano, qui décide de suspendre ses activités, confirme fin 2024 une perte de contrôle opérationnel sur ses filiales, à savoir la mine de la Somaïr, celle de Cominak et le gisement d’Imouraren, l’un des plus importants gisements d’uranium au monde, avec des réserves estimées à 200 000 tonnes.

La société française engage alors deux arbitrages internationaux, dont un auprès du Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (Cirdi), après que les militaires au pouvoir ont sollicité les entreprises russes pour l’exploitation de l’uranium.

En juin dernier, la junte a officialisé la nationalisation de la Somaïr, accusant Orano de comportement “irresponsable et illégal”, ce qui prive le groupe français de ses parts majoritaires dans cette mine produisant 2 500 tonnes d’uranium par an (environ 10 % de la production mondiale). La junte annonce aussi son intention de commercialiser l’uranium nigérien librement.

Mais fin septembre, Orano, détenue majoritairement par l’État français, a annoncé la décision en sa faveur d’un tribunal, qui a enjoint le Niger de ne pas vendre l’uranium produit par la Somaïr, qui représente une valeur marchande de 250 millions d’euros.

Pourtant, dimanche, le régime nigérien a officialisé sa décision. L’uranium produit par la Société des mines de l’Aïr sera mis sur le marché international. “Le Niger, digne, met sur le marché international sa propre production”, selon les propos de la télévision d’État Télé Sahel. Le chef de la junte, le général Abdourahamane Tiani a revendiqué, selon la même source, “le droit légitime du Niger de disposer de ses richesses naturelles, de les vendre à qui souhaite acheter, dans les règles du marché, en toute indépendance”.

Orano dénonce un transport d’uranium

Le Niger peut déjà miser sur un intérêt de la Russie et de l’Iran. Moscou a officiellement exprimé son intérêt pour l’uranium du Niger, notamment à travers la visite officielle du ministre russe de l’Énergie, Sergueï Tsiviliov, à Niamey en juillet 2025. Lors de cette visite, la Russie et le Niger ont signé un mémorandum d’entente visant à coopérer dans le domaine du nucléaire civil et de l’exploitation de l’uranium. Sergueï Tsiviliov a déclaré que l’objectif principal était non seulement d’exploiter l’uranium nigérien, mais aussi de créer un système complet de développement du nucléaire civil dans le pays. 

Selon le média LSI Africa et le collectif de journalistes Wamaps, un convoi transportant 1 000 tonnes d’uranium aurait été récemment aperçu quittant Arlit, ville du Nord, où se trouve le site de la Somaïr, pour atteindre le port de Lomé, la capitale togolaise, en passant par le Burkina Faso.

Paris n’a pas officiellement réagi à l’annonce du Niger de mettre son uranium sur le marché international, mais Orano avait déjà réagi fin du mois dernier à ce transport. Celui-ci “contrevient à la décision prononcée en faveur d’Orano le 23 septembre 2025 par le tribunal arbitral du CIRDI dans le litige l’opposant à l’État du Niger au sujet de la mine d’uranium de la SOMAÏR”, lit-on dans un communiqué.

Le groupe français affirme son intention  de “poursuivre la défense de ses intérêts avec détermination et se réserve le droit d’initier des actions complémentaires nécessaires, notamment pénales, y compris contre des tiers, pour la préemption de la matière en violation de ses droits d’enlèvement”.





Source

RESIST CAEN
Author: RESIST CAEN

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