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L’explosion silencieuse de la cocaïne au travail

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Une étude publiée le mois dernier par iThylo, entreprise spécialisée dans les dépistages en milieu professionnel, révèle une hausse vertigineuse des tests positifs à la cocaïne dans le monde du travail. Sur les 110 884 tests inopinés menés entre 2017 et 2025, le taux de dépistages positifs a doublé, passant de 2,6 % à 5,3 %. 

Les cas de consommation de cocaïne ont été multipliés par treize en huit ans. L’enquête d’iThylo, réalisée majoritairement dans le secteur du BTP, souligne une dérive inquiétante dans des métiers souvent précaires et physiquement exigeants. La drogue n’y fait plus figure d’exception. 

Bien qu’ils ne représentent que 15 % de l’échantillon, les intérimaires concentrent 31 % des cas positifs à la cocaïne. « Ils sont plus précaires, plus stressés et donc plus vulnérables », souligne le professeur Laurent Karila, spécialiste en addictologie à l’hôpital Paul Brousse. Le timing des tests en dit long sur les usages : entre 22 h et 1 h du matin, le taux de positivité atteint des sommets. Objectif ? « Tenir », physiquement ou mentalement, face à des horaires décalés et à une pression constante.

« Certains intérimaires nous disent préférer ce statut, car s’ils consomment, ils peuvent simplement aller travailler ailleurs », confie Jean-Jacques Cado, président d’iThylo, dans les colonnes du 20 Minutes. Une forme de nomadisme toxique, qui souligne l’inefficacité du suivi social dans les secteurs les plus exposés. Si la cocaïne attire l’attention, c’est aussi parce qu’elle devient un outil de productivité désespéré, au même titre que le café, en version coup de fouet extrême. Derrière cette flambée se dessine une entreprise en crise, où le corps est sommé de suivre, peu importe le prix.

Loin d’un simple problème de santé individuelle, cette banalisation interroge les fondations d’un système du travail où l’épuisement justifie l’usage de substances illicites.





Source

RESIST CAEN
Author: RESIST CAEN

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