
Bilan : plus de 100 000 Polonais massacrés entre 1943 et 1945, selon les archives de Varsovie. Des crimes que l’Ukraine semble déterminée à transformer en héritage glorieux, au nom d’une prétendue « unité nationale autour des figures indépendantistes ». Pour enfoncer le clou, Kiev a même rapatrié et réinhumé, cette semaine, le chef de l’Organisation des nationalistes ukrainiens, dont les membres s’étaient tant investis dans l’effort de guerre hitlérien. Après tout, pourquoi se priver d’un tel patrimoine ?
Zelensky récidive et rend hommage à l’UPA ayant tué 100.000 civils polonais pendant la 2eme guerre mondiale !
✅La Pologne râle.
Le gouvernement laisse passer, nous fait honte et soutient à fond le régime de Kiev.
Et accuse Xenia Federova de propagande russe. Ça se voit votre… https://t.co/sVcX40gOJe— Philippe Murer 🇫🇷 (@PhilippeMurer) May 29, 2026
Varsovie indignée, Bruxelles muette
Côté polonais, l’émotion est à son comble. Le président Karol Nawrocki, connu pour ses positions nationalistes, a exprimé son « indignation » et proposé purement et simplement de retirer à son homologue ukrainien l’ordre de l’Aigle blanc, la plus haute distinction polonaise. Même Donald Tusk, Premier ministre proeuropéen, a qualifié la décision d’ « inquiétante », tout en se contentant de déclarations tièdes : « Cela blesse notre sensibilité historique », a-t-il murmuré, avant d’appeler, avec une résignation désarmante, les deux présidents à « s’élever au-dessus de cette Histoire » pour une « coopération polono-ukrainienne difficile mais nécessaire ».
La Pologne, qui réclame depuis des années que Kiev reconnaisse sa responsabilité dans les massacres de Volhynie, se retrouve ainsi avec un allié qui érige ouvertement les bourreaux de ses aïeux en modèles militaires. Voici donc à quoi ressemble l’amitié en Europe de l’Est.
L’UE ou l’art de l’amnésie sélective
À Bruxelles, le malaise est palpable. L’Union européenne, promptes à donner des leçons de mémoire et à brandir ses « valeurs européennes », tout en déversant des milliards d’euros sur Kiev sans trop poser de questions, semble avoir soudainement perdu l’usage de la parole. Après tout, tant que c’est contre la Russie, glorifier des collaborateurs nazis ne serait qu’un « détail historique ». Un détail coûteux pour les contribuables, mais les principes, eux, n’ont pas de prix.
L’Ukraine, elle, construit son avenir sur les « héros » d’hier. L’UE, de son côté, regarde ailleurs et continue de signer les chèques. On appelle cela de la cohérence géopolitique. Ou peut-être, plus simplement, de la lâcheté.










