Par Caroline Bardot
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Suite à mes deux billets publiés ici-même sur Strategika sur le fonctionnement de Pfizer et la facilitation toujours plus grande de l’IVG, je reviens ici avec un témoignage personnel qui prend la forme d’une lettre ouverte. Plus précisément est reproduit l’e-mail intégral que j’ai transmis à la directrice et à son adjointe de l’EHPAD dans lequel séjournait mon papa, où il a subi un traitement ignoble qui a précipité son arrivée aux urgences de l’hôpital le plus proche où il a été euthanasié sans son consentement, ni le mien.
D’où le titre non exagéré de cet article que vous vous apprêtez à lire.
Les personnes et les lieux impliqués ont été anonymisés pour la publication de ce papier.
L’objectif de mon témoignage n’est pas de partager ma peine et l’horreur que mon papa a subie, il est de continuer à contribuer au débrayage de cette logique de mort qui gagne du terrain et à laquelle nous ne pouvons pas nous accoutumer.
Nous choisissons la vie, pas la mort.
CI-DESSOUS COPIE DE L’E-MAIL
Mesdames, respectivement directrice et sous-directrice de l’EHPAD dans l’Aude (11).
En copie ici, toutes les personnes croisées pour la prise en charge de mon papa.
MERCI DE LIRE CE TEXTE EN ENTIER ET DE LE TRANSFERER À VOTRE DIRECTION REGIONALE, NATIONALE ET EUROPEENNE, AINSI QU’À TOUTE PERSONNE À SENSIBILISER.
Aujourd’hui, samedi 23 mai 2026, ça fait un mois que mon papa est décédé – le 23 avril 2026 – à l’hôpital le plus proche, victime d’un meurtre, d’une euthanasie décidée par les membres de l’hôpital sans l’accord de mon papa, ni le mien. Une euthanasie sans consentement est un assassinat.
Et vous, en tant que responsables de l’EHPAD, vous êtes responsables de l’accélération du déclin de l’état de santé de mon papa qui a précipité son entrée aux urgences de l’hôpital.
Comme expliqué de vive voix, en votre présence, dans votre bureau, le 30 avril 2026, peu après les obsèques de mon papa, dans ce courriel je vous nomme, d’une part, pour que mon témoignage soit factuel et nominatif, et d’autre part, que vous puissiez vous servir de mes mots pour contribuer à faire changer les choses. Ça ne fera pas revenir mon papa, mais ça servira à d’autres personnes âgées et à leur famille, (peut-être à vous et moi un jour, qui sait) pour qu’elles ne soient pas suppliciées et assassinées.
J’avais prévu de vous rappeler que le manque de soins confine à de la maltraitance. Mais dans le cas de mon papa, même si vous vous en défendrez sûrement, ce sont des supplices que votre équipe inflige à vos pensionnaires les plus vulnérables, c’est intolérable, vous devez assumer vos responsabilités, obliger votre personnel à bien agir et contrôler que tout se passe correctement. Un EHPAD est un établissement pour accompagner les fins de vie de nos ainés, vous avez une obligation de soin, de protection et de préservation de la vie.
Rappel des faits.
A l’EHPAD (Aude)
Je suis arrivée le dimanche 19 avril en fin de journée. Mon papa était seul dans sa chambre assis dans son fauteuil. Il était l’heure du dîner. J’avais aperçu les autres pensionnaires en train de manger dans le réfectoire. Au stade 7 de la maladie d’Alzheimer, les personnes ne se déplacent plus et ne peuvent plus manger seules. Mon papa était donc seul dans sa chambre sans rien à manger. Ignoré, abandonné. Alors que j’ai toujours exigé qu’il soit amené au réfectoire pour manger avec les autres résidents pour qu’il soit assisté et sollicité. Je l’ai trouvé hagard et très amaigri. Je l’ai accompagné à la salle de restauration, j’ai demandé un plateau repas, on me l’a donné, donc il ne l’avait pas eu et il n’avait donc pas dîner. A la petite cuillère, et après que les plats aient pu refroidir, je l’ai aidé à manger un peu de velouté, un peu de purée d’un plat improbable et un yaourt. Les plats sont arrivés bouillants. Le personnel m’a dit que les plats sont chauffés à 63° pendant 5 minutes, que c’est le protocole pour l’hygiène alimentaire. Quelle ironie de se soucier de l’hygiène alimentaire alors que mon papa ne peut même pas s’alimenter seul. Là, j’ai compris qu’on ne sortait plus mon papa de sa chambre pour déjeuner ou diner et que, vu son état de maigreur, vraisemblablement, le personnel ne lui amenait pas à manger et/ou qu’il devait enlever son plateau sans qu’il l’ait touché et sans qu’il ait mangé quoique ce soit.
-Quelques semaines auparavant, vous m’aviez sollicité pour que j’accepte que vous lui donniez des suppléments de protéines pour contrecarer son amaigrissement, son décharnement en fait, car il était en état de dénutrition totale, j’y reviendrai plus bas. Très certainement des semaines que personne ne l’aidait à s’alimenter correctement. Son corps a « mangé » ses muscles pour le garder en vie. Personne n’a réagi.
-Le lundi matin, le 20 avril, toutes les deux, vous m’avez reçue, je voulais vous faire part de mon constat de la veille. Je vous ai dit que le manque d’assistance minimale à la personne, pour s’alimenter notamment, confine à de la maltraitance.
Soudain, l’infirmière en chef a tapé à la porte de votre bureau, elle venait d’appeler le SAMU pour mon papa, pour qu’il parte aux urgences de l’hôpital le plus proche.
Elle a dit « 40 de fièvre, insuffisance respiratoire, hypoxie 0,74 et rythme cardiaque emballé ».
URGENCES ET SOINS PALLIATIFS HÔPITAL NARBONNE (Aude)
Je monte dans le camion du SAMU pour tenir la main de mon papa. On arrive à l’hôpital. Le médecin, jeune urgentiste, humain, professionnel et sérieux, indique une pneumopathie, le poumon droit complètement bouché par l’infection pulmonaire. Il confirme la dénutrition totale, il me précise qu’une dénutrition sévère affaiblit considérablement son système immunitaire, que le corps de mon papa est d’une maigreur cadavérique et il constate des escarres énormes non soignés (cf photos). Il met mon papa sous oxygène et sous antibiotique à spectre large, de l’Augmentin. Il nous dit que mon papa peut guérir rapidement et regagner la maison de retraite sans assistance respiratoire si l’infection se résorbe. Je vois ensuite la gériatre, qui me parle tout de suite dans le couloir d’euthanasie sans ménagement, car le pronostic vital serait engagé, contrairement à ce que m’a dit le jeune médecin juste avant. Euthanasie que je refuse par principe, mais aussi et surtout parce que le médecin urgentiste dit que mon papa peut guérir. Je suis très claire, la Loi aussi, je refuse l’euthanasie, et donc logiquement la sédation profonde. Mon papa ne pouvant pas donner son avis, je suis sa fille unique, je donne mon avis, je refuse qu’il soit euthanasié et donc par conséquent la sédation profonde aussi. Mon papa plus ou moins stabilisé, il passe en soins palliatifs, là je rencontre deux médecins, l’une plus âgée que l’autre. Elles me reparlent de l’euthanasie, et pas de la sédation profonde qui revient au même, je réitère mon refus très clairement, je veux qu’on continue à soigner mon papa, pas qu’on l’euthanasie. Elles me disent qu’elles comprennent et qu’elles sont contre l’euthanasie. Elles me disent tranquillement qu’elles vont tranquilliser mon papa avec un peu de morphine et un sédatif, sans me dire le nom du médicament. Je pars à l’hôtel et je reviens dans la chambre de mon papa. Il est sous perfusion, avec deux seringues automatiques : une « Morphine », la seconde « Mida ». Je me demande pourquoi il n’y a plus l’Augmentin. Je tape Mida sur mon téléphone il sort Midazolam. Là je m’affole, Morphine et Midazolam, c’est le protocole de sédation profonde pour provoquer la mort, comme il a été administré aux personnes âgées en EHPAD en situation d’insuffisance respiratoire durant la période du Covid. Je sors dans le couloir en pleurs et je demande à une infirmière d’arrêter ça. Elle le fait tout de suite. Elle doit savoir que j’ai compris. Ils remettent de l’Augmentin. Le lendemain dans la soirée du mercredi 22 avril je reviens à l’improviste, en soins palliatifs on a le droit de rester avec nos parents, la double perfusion indiquait « Morphine » sur la première seringue automatique, et Bolus sur la seconde. Juste Bolus. Je ne connaissais pas ce mot, je ne savais pas ce que ça voulait dire, booster en fait. Ça m’intriguait. Le service était quasi vide car il était tard.
J’étais avec mon père, je sors dans le couloir et je passe à côté du chariot des infirmières, à la vue il y avait une fiche de soins, sur laquelle j’ai vu écrit en rouge « Ne pas dire Bolus Mida, fille refuse euthanasie ! » Oui, avec un point d’exclamation. Elles me prennent pour une imbécile et manigancent dans mon dos pour tuer mon père une nouvelle fois à mon insu, tout en me méprisant. Le point d’exclamation en témoigne. Cette mention en rouge confirme, même pour les infirmières, la confusion entre euthanasie et sédation profonde. Il a donc été décidé une seconde fois de tuer mon père contre ma volonté puisqu’il lui était administré pour la seconde fois le combo de sédation profonde pour l’euthanasier, l’assassiner en fait. Cette fois, je hurle, je suis horrifiée, une infirmière arrive et enlève de nouveau le Bolus Mida, puis me reproche d’avoir pris connaissance de leur fiche de travail, elle me dit même qu’elle va porter plainte contre moi ! Elle et ses collègues sont en train d’euthanasier mon père et elle m’accuse de prendre connaissance de la fiche de soins, alors qu’elle est à ma vue, qu’il s’agit la vie de mon père et que c’est la seconde tentative de sédation profonde non consentie. Heureusement, pour prouver ce que je dis, j’ai eu le temps de prendre la fiche en photo et de l’envoyer à toutes mes connaissances. Après avoir tenu tête très angoissée et triste, mais tout en restant polie, à ma demande, l’infirmière enlève à nouveau le Midazolam, ne laissant que la morphine. Le lendemain matin, je reviens, la médecin gériatre, vue la veille, me dit d’un ton sec « si vous ne voulez pas le Midazolam, il va falloir augmenter un peu la morphine pour soulager votre père ». Sans plus de détails.
Quand j’ai rejoint mon papa, le dosage de la seringue automatique de la morphine était passé de 0,2 à 0,5, soit x 2,5…
Ça a l’air peu comme ça – 0,2 à 0,5 – mais en %, ça fait + 250%.
Signification : overdose préméditée, euthanasie non consentie, meurtre.
La surdose a tué mon papa. Mon père s’est éteint dans mes bras, sa respiration a ralenti pour finalement s’arrêter. Mon père a « duré » 3 jours de plus, il est entré le 20 avril, il s’est éteint le 23 dans la matinée dans l’heure qui a suivi l’injection mortelle de morphine. A la troisième tentative, ils ont réussi à le tuer, car il s’agit bien de ça, c’est un homicide volontaire, un meurtre.
Meurtre à l’hôpital. On assassine à l’hôpital. Je le dis. Je le certifie. Les pièces jointes le confirment.
Mon papa est resté en vie 3 jours de plus, heureusement, j’ai pu lui dire des centaines de fois que je l’aimais et que j’étais là pour lui, quand je lui demandais de me dire qu’il m’aimait, il me serrait la main ou le bras, on a eu le temps de se dire au revoir, son regard a perdu la peur qu’il avait le lundi en arrivant aux urgences, peut-être sentait-il ce qui allait se passer. J’ai tenu bon, j’ai refusé son euthanasie, même en difficultés, il a lutté pour rester avec moi. Mais les responsables du service, contre ma volonté, s’y sont pris à 3 fois pour éliminer mon papa, ils avaient décidé d’appuyer sur le bouton de la mort, d’euthanasier mon papa, utilisons les mots adéquats, de tuer mon papa. Je ne sais pas qui a donné l’ordre et de maintenir l’euthanasie contre ma volonté, si c’est la gériatre ou la responsable des soins palliatifs, ou les deux si elles se sont concertées, se conformant ou non à des directives de l’hôpital.
En tout cas l’une ou l’autre, l’institution ou les trois sont des assassins aux yeux de la Loi.
La complication conceptuelle entre la « sédation profonde et continue maintenue jusqu’au décès » et « l’euthanasie »
Cette distinction, qui n’en est pas une sur le fond, est établie à dessein pour embrouiller la délivrance d’un consentement éclairé, que ce soit pour le patient concerné, ou pour le proche qui doit se positionner par son consentement ou non du traitement à donner. La seule différence est celle de l’immédiateté ou non de la mort. Dans tous les cas elle est décidée et programmée. De mon point de vue, cette distinction constitue un vice caché dans le processus de décision, surtout si sa présentation est faite à l’oral. Je vous invite à vous intéresser à ce sujet, tant sur le plan factuel que juridique et légal.
Le Midazolam
C’est un sédatif puissant. Sa particularité que tout le monde connaît (Vidal), qui ne peut pas (plus) être ignorée par le monde médical, est que son principal effet secondaire est la déficience respiratoire. Si on prescrit ce médicament à une personne en insuffisance respiratoire comme mon papa qui avait une pneumopathie, on précipite sa mort, donc on le tue. Les médecins ne peuvent pas l’ignorer. Le Midazolam associé à la morphine a été le protocole de sédation profonde de fin de vie administré aux personnes âgées atteintes du COVID en situation d’insuffisance respiratoire en EHPAD, et sûrement aussi à l’hôpital. Protocole suggéré par les ARS sur proposition des ministres de la santé de l’époque. C’est documenté depuis 2021. On a assassiné nos ainés, en 2026 on continue, on administre « Midazolam et Morphine » sans respect du non consentement, on viole donc la Loi, car elle est très claire sur le sujet du non consentement. Même si la Loi est ambiguë en jouant avec la sédation profonde et l’euthanasie. Dans tous les cas, le non consentement est ignoré et contourné, dans le cas de mon papa, et j’imagine qu’il n’est pas un cas isolé, les médecins décident de tuer nos parents après avoir fait semblant de nous demander notre accord, surfant sur l’ambiguïté conceptuelle, et passent outre notre refus clair. Dans cet hôpital de l’Aude, la troisième tentative a réussi, car j’ai été blousée par les propos secs de la médecin gériatre. Elle s’est bien gardée de me dire qu’elle allait augmenter la dose de morphine de 250% et que ça allait entrainer rapidement la mort de mon papa. Vu son aplomb, elle savait ce qu’elle me disait et ce qu’elle faisait.
Elle a tué mon père sous mes yeux. Elle n’a peut-être pas pris la décision seule mais elle l’a exécutée.
Comme mon papa.
Réflexions sur les prétextes de la souffrance et de l’acharnement thérapeutique.
Convaincus ou pas, les médecins qui sédatisent profondément les patients ou qui les euthanasient sans leur consentement et/ou sans le consentement des proches, semblent se justifier ou plutôt se « cacher » derrière le prétexte de la souffrance, une souffrance à abréger donc. Induisant et confirmant ainsi leur refus de l’acharnement thérapeutique. Qu’est ce que ça veut dire acharnement thérapeutique ? Ça sous-entend qu’on s’acharne sur le patient ? Qu’on le martyrise finalement en continuant à le soigner ? Ça veut donc dire qu’on est méchant de le garder en vie ? Et qu’il vaut mieux le tuer ? Au nom de la souffrance à ne pas endurer ? Quelle inversion de sens.
Et qu’en sait-on de la souffrance ? Elle a bon dos. Dans le cas de mon papa souffrait-il ? Peut-être pas ou un peu ?
On ne sait pas. N’était-il pas heureux et soulagé d’avoir sa fille auprès de lui ? N’était-il pas en train de guérir avec l’antibiotique et l’oxygène ? De façon péremptoire, la médecin gériatre a asséné que mon père manifestait sa souffrance quand il me serrait le bras quand je lui demandais s’il m’aimait. Qu’est-ce qu’elle en sait ? Pour moi, son regard et sa pression de la main disait oui, il ne m’indiquait pas sa souffrance, il confirmait qu’il m’aimait, j’en suis convaincue. Qui a raison ? La gériatre ou moi ? Qui connaissait mieux mon papa ? Elle ou moi ?
C’est moi, la fille unique de mon papa.
Une question. Les médecins aux urgences et en soins palliatifs, lorsqu’ils reçoivent des personnes âgées fragiles.
Sont-ils sadiques ? Aiment-ils décider du sort tragique des personnes vulnérables ? Celui de donner la mort ?
Ou simplement naïfs qu’ils sont, d’avoir été intoxiqués avec la propagande pour l’euthanasie ? Ont-ils gobé les narratifs de la sédation profonde sur la « sainte souffrance », qui met en péril la « dignité de la personne » pour ne pas être accusés de « s’acharner thérapeutiquement » ?
Réfléchissez enfin. On vous fait faire le sale boulot. Un jour ce sera le tour de vos parents, puis votre tour ou celui de vos enfants. Pensez-y. Quand vous rentrerez chez vous et que vous verrez vos enfants et vos petits-enfants.
Imaginez les avec de la morphine et du Midazolam en perfusion. Effacés par une décision médicale froide.
Réfléchissez à la solidarité et à l’amour transgénérationnel. Qu’est ce que ça change d’essayer de soigner une personne fragile en fin de vie ? Et donc de retarder son départ au lieu de le précipiter.
Refusez ce monde de la mort décidée froidement, que vous croyez avoir décidé de votre plein gré, alors que vous avez été conditionnés pour l’accepter et donc manipulés. Faisant de vous des fossoyeurs insensibles.
Réalisez que votre impression de bien faire a été faussée. Que votre humanité a été dévoyée.
Conclusion
-Pour avoir vécu ces trois jours atroces, je peux vous certifier que la souffrance et l’acharnement thérapeutique sont des prétextes discutables et fallacieux pour justifier l’euthanasie et la sédation profonde, la faire accepter aux malades et aux familles. J’ai bien vu comment réagissait mon papa, j’ai refusé son euthanasie, par deux fois j’ai pu les faire reculer mais la troisième, ils sont parvenus à tuer mon papa. Je ne leur pardonnerai pas.
-Par mon témoignage, je veux être la voix des personnes âgées vulnérables et des membres de leur famille qui veulent maintenir la vie. Car c’est de ça dont il s’agit. La vie. La vie de ceux qui nous l’ont donnée, de ceux qui nous ont aimés. Prenons soin d’eux.
N’appuyez pas sur le « bouton » de la mort programmée, maintenez-les en vie même si c’est dur pour eux et pour vous. Prenez le temps de leur dire que vous les aimez, que vous êtes là pour eux et de leur dire au revoir.
Ils partiront sereins et en paix.
Car si vous validez leur euthanasie ou que vous ne l’empêchez pas, vous aurez été complices du meurtre de vos parents. La Loi est claire, elle est de notre côté, faisons-la appliquer. Ne soyons pas passifs. Refusons la sédation profonde et l’euthanasie systématique et veillons à ce que notre volonté d’amour et de soin soit respectée.
La vie est précieuse, comme l’amour qu’on reçoit et qu’on doit donner.
Je reviens à vous Mesdames la directrice et la sous-directrice de l’EHPAD.
Car vous êtes au début de la boucle de la mort. Ne précipitez pas, par votre impuissance avouée, vos résidents dans le dernier couloir. Faites reculer le moment de la mort. Préservez la vie de vos pensionnaires. Prenez soin d’eux coûte que coûte, faites obéir vos équipes, motivez-les, payez-les mieux, contrôlez-les, formez-les, initiez-les à la psychosociologie, à l’accompagnement de personnes très vulnérables.
Demandez plus de moyens à votre direction et aux ARS. Harcelez-les.
Ne soyez pas les seuls coupables visibles de la boucle de la mort.
Nos ainés ne méritent pas d’être maltraités voire suppliciés, je pèse mes mots.
Quand on ne nourrit pas les résidents, quand on ne les sollicite pas, en ne les déplaçant pas pour les amener dans des zones animées, qu’on les laisse croupir sans manger dans leur chambre, qu’on ne soigne pas leurs escarres, qu’on les sédatise abusivement avec du Tiapridal et du Neuleptil, OUI ce sont des supplices, de la torture passive certes, mais de la torture. Ce qui les conduit rapidement aux urgences puis à l’euthanasie ou à la sédation profonde ce qui revient au même, je le répète à dessein.
Comment peut-on en arriver là ? Et laisser faire, s’y habituer même.
Ces personnes vulnérables pourraient être vos grands-parents, vos parents, vous le jour venu, puis vos enfants.
Réagissez bon sang, refusez les arguments défensifs qui vous disculpent, vous avez une mission, menez là.
Ne soyez pas l’anti-chambre de l’abattoir. Recevez mes mots comme il se doit. Activez votre bienveillance, votre courage et votre abnégation, œuvrez sans vous décourager.
Montrez-vous à la hauteur, bousculez les protocoles, confrontez-les au réel, consacrez plus de moyens humains aux plus vulnérables.
Je veux que le martyre et l’assassinat de mon papa vous servent de boussole pour renverser la vapeur et faire que le mot « humanité » garde du sens, que ce que mon papa a vécu et ce que j’ai vu, servent de phare et de bouée à ceux qui sont les plus vulnérables aujourd’hui. Pour certains, à qui je conseille de raisonner autrement, « l’humanisme » devrait résonner autrement.
Dernière chose, prévenez les familles de qui se passe dans les hôpitaux en 2026, dans les services de gériatrie et de soins palliatifs.
Choisissez la vie, pas la mort. Caroline Bardot.










