
Une traduction du Média en 4-4-2 d’après un article de Politico.
La visite d’Emmanuel Macron à la Maison-Blanche n’a pas permis d’obtenir des garanties concrètes de la part de Donald Trump concernant la sécurité de l’Ukraine. Selon des responsables et diplomates de l’Union européenne, cette rencontre a été qualifiée de « perte de temps » par un haut fonctionnaire de l’UE.
Le président français Emmanuel Macron n’a pas réussi à obtenir des assurances claires de la part du président américain Donald Trump sur les garanties de sécurité pour l’Ukraine. Lors d’une conférence vidéo de 30 minutes, Macron a informé les dirigeants de l’UE que Trump n’avait fait aucune promesse ferme concernant un soutien de sécurité.
Malgré les discussions entre les États-Unis et la Russie, qui excluent Kiev et l’Europe, des capitales comme Paris et Londres tentent de mettre en place une mission de maintien de la paix en Ukraine. La question des garanties de sécurité pour éviter une nouvelle attaque russe reste cruciale. Le Premier ministre britannique Keir Starmer et le président ukrainien Volodymyr Zelenskyy se rendent à Washington cette semaine pour obtenir des engagements militaires des États-Unis.
Lors d’une réunion du Cabinet mercredi, Trump est resté évasif sur les garanties de sécurité que les États-Unis pourraient fournir à l’Ukraine. Il a déclaré que l’Europe, en tant que voisine directe, devrait jouer un rôle central, tout en assurant que les États-Unis veilleraient à ce que tout se passe bien. Bien que l’administration Trump ait clairement indiqué qu’aucune troupe américaine ne participerait, les Européens espèrent toujours un soutien américain sous forme de renseignements, de défense aérienne et de transport militaire. Un haut fonctionnaire de l’UE a qualifié la rencontre de « perte de temps », soulignant que l’Europe se retrouve seule face à cette situation.
Une certaine participation des États-Unis dans toute intervention militaire européenne en Ukraine est essentielle. Keir Starmer, qui rencontre Trump jeudi, a insisté sur la nécessité d’un « soutien américain » après la signature d’un accord de paix pour dissuader la Russie. Friedrich Merz, probable futur chancelier allemand, s’est rendu à Paris mercredi pour suivre les discussions de Macron avec Trump.
Face à l’incertitude des intentions américaines en Ukraine, les dirigeants européens tentent de définir une position commune. Une réunion est prévue à Londres dimanche entre Keir Starmer et les dirigeants de l’UE pour discuter des plans de défense et de sécurité conjoints. Cela sera suivi d’une réunion du Conseil européen le 6 mars. Lors de leurs réunions hebdomadaires, les ambassadeurs de l’UE ont discuté de ce à quoi pourrait ressembler une paix durable pour l’UE et des garanties de sécurité que l’UE pourrait fournir. L’idée de nommer un représentant spécial de l’UE pour participer aux négociations de paix a également été évoquée, bien que la réponse des ambassadeurs ait été limitée.
Jusqu’à présent, Trump n’a montré aucun intérêt à inclure des représentants européens dans les discussions qu’il mène avec la Russie. L’Élysée n’a pas répondu à une demande de commentaire sur cette situation.










