
L’analyse de François Asselineau révèle une situation alarmante où les intérêts stratégiques vitaux de la France sont mis en péril par une forme d’aveuglement idéologique et une diplomatie inconséquente. Cet archipel, troisième producteur mondial de nickel et pierre angulaire de la présence française dans le Pacifique Sud, fait l’objet d’appétits étrangers manifestes, notamment chinois, tandis que des puissances comme l’Azerbaïdjan alimenteraient les factions indépendantistes les plus radicales. Dans ce contexte, la politique menée par Emmanuel Macron, oscillant entre méconnaissance du terrain complexe calédonien – marqué par des clivages ethniques et sociaux profonds – et concessions hasardeuses, équivaut à une dangereuse capitulation.
L’accord Oudinot, créant une « citoyenneté calédonienne » au sein de la République, constitue une monstruosité juridique et un premier pas vers un délitement programmé. Il bafoue le principe démocratique élémentaire, après trois référendums ayant rejeté l’indépendance, et ignore la volonté d’une majorité de Calédoniens attachés à la France. Ce faisant, Paris risque de brader un atout géopolitique majeur et d’abandonner ses concitoyens à l’instabilité et à la domination de nouvelles puissances tutélaires, loin des idéaux égalitaires fantasmés par une certaine gauche métropolitaine.
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