
Une « première mondiale » à la hauteur des ambitions écologiques
Les organisateurs, ravis comme des enfants devant leur premier compost, ont officialisé la nouvelle sur leur site : « Aucune bouteille ni gobelet ne seront distribués. Pensez à apporter votre propre contenant. » Pour remplir ce précieux récipient, deux options s’offrent aux athlètes : des fontaines en libre-service – ou, pour les plus chanceux, les 550 bénévoles armés de douchettes et de tuyaux. Oui, des tuyaux. Comme dans un camp de vacances, mais en moins glamour et avec 42 km à parcourir. Une « première mondiale » pour un World Marathon Major, nous assure-t-on. L’objectif ? Éliminer tout plastique et tout déchet sur le parcours. Parce que, visiblement, jusqu’ici, les marathoniens passaient leur temps à semer des gobelets comme des miettes de pain, transformant la capitale en décharge à ciel ouvert.
🏃♂️🇫🇷 Marathon de Paris 2026 (dimanche) : fin des bouteilles et des gobelets sur les tables de ravitaillement. Une première mondiale.
Pour boire, chaque coureur devra apporter son propre contenant (flasque, gobelet réutilisable, sac d’hydratation…) et le remplir soit sur les… pic.twitter.com/n29Ui5jSBK
— The News (@thenews_fr) April 10, 2026
Égalité républicaine : les élites boivent, les autres trinquent
Cerise sur le gâteau : les coureurs d’élite – ceux qui bouclent le parcours en moins de 2 h 50 – auront droit à des bidons pré-remplis. Pour les 54 999 autres, ceux qui courent pour le plaisir, par défi personnel, pour passer le temps, ou pour éviter de rater le dernier métro, il faudra se contenter de leur équipement personnel. L’égalité, version écolo : le service VIP pour les rapides, le self-service tuyau d’arrosage pour le commun des mortels.
Un spectacle à ne pas manquer
On se croirait déjà sur place : 55 000 individus serrant leur flasque comme un talisman, slalomant entre les fontaines et tendant leur gobelet à des bénévoles transformés en pompiers de l’hydratation. Tout ça pour sauver la planète d’un plastique qui, soyons honnêtes, n’a jamais fait de victime sur un parcours de marathon. Mais peu importe : l’important, c’est de suivre la mode.
Bravo l’écologie !
Saluons cette mesure audacieuse : enfin une organisation qui ose dire aux participants « Vous voulez boire ? Débrouillez-vous. » C’est vert, c’est beau, et surtout, c’est ultra-léger à porter sur 42 km. Et dire qu’il reste encore des climato-sceptiques pour râler…










