Ce mardi 31 mars 2026, les professeurs Karine Lacombe, Gilbert Deray, Bruno Megarbane et André Grimaldi étaient convoqués devant la Chambre disciplinaire du Conseil régional de l’Ordre des Médecins (CROM) d’Île-de-France à Paris. Ces audiences s’inscrivent dans l’action emblématique « Les 9 Bonimenteurs » menée par le Syndicat Liberté Santé (SLS) contre les pratiques médiatiques de certains médecins durant la crise Covid-19.
Le Syndicat Liberté Santé accuse ces praticiens d’avoir tenu des discours publics contraires à la déontologie médicale, au Serment d’Hippocrate et à l’éthique du soin. Le SLS rappelait l’ampleur des souffrances causées par une “politique sanitaire déconnectée de la vocation première des soignants”.
“On a le droit d’avoir des réponses et pas un doigt d’honneur de Mme Lacombe.”
Les images montrent une sortie d’audience tendue. Marc Doyer, figure du combat du SLS affirme que les quatre médecins “sont plus forts que les fabriquants (de vaccin) eux-mêmes”, l’un d’eux explique qu’il “voulait sauver le monde” Marc Doyer rappelant que “ça s’est terminé au cimetière” pour sa femme.
Mais c’est surtout l’attitude de Karine Lacombe qui marque les esprits. Marc Doyer raconte avoir voulu lui poser une question simple : “Si vous aviez eu en main les éléments que je vous livre aujourd’hui, vous seriez-vous exprimée de la même façon ?”, cette dernière n’a pas répondu. Elle s’est éloignée en adressant un doigt d’honneur aux personnes présentes. Doyer conclut, ému : “On a le droit d’avoir des réponses et pas un doigt d’honneur de Mme Lacombe.”
Ce geste, largement relayé sur les réseaux, cristallise pour beaucoup le mépris ressenti par les victimes et les soignants suspendus face à ceux qui ont occupé les plateaux TV pendant la crise.
Les médecins de plateau “en KO technique”
Éric Mercier, membre du SLS, infirmier suspendu pendant 77 semaines sans revenus, et réintégré, témoigne avec émotion. Il décrit une descente aux enfers : perte de salaire, petits boulots (vider des poubelles, gratter des casseroles), huissiers, et pour beaucoup de ses collègues, suicides, expulsions ou nuits dans la voiture. Sur les 40 à 50 000 soignants suspendus, seuls quelques milliers sont revenus à leur poste et quelques centaines ont osé porter plainte.
“Ces gens-là ont fait énormément de mal à des soignants”, martèle-t-il, avant de souligner que les médecins auditionnés ce jour “sont en KO technique, ils n’ont aucun argument, aucune source à donner” face aux documents officiels présentés par Marc Doyer.
Une étape vers la restauration de la confiance ?
Le SLS, par la voix de son bureau, rappelle que la société tout entière a souffert des événements Covid. L’objectif de ces plaintes n’est pas la vengeance, mais la justice : restaurer l’honneur de la profession médicale et empêcher que de tels « méfaits » se reproduisent.
L’Ordre des Médecins rendra ses décisions dans les semaines à venir. Pour beaucoup de victimes et de soignants suspendus, ce 31 mars 2026 restera comme le jour où, enfin, les « médecins de plateau » ont dû répondre – même si, pour certains, la réponse a pris la forme d’un doigt d’honneur.










