Le 17 mars 2022, la publication d’un rapport de commission sénatoriale a sonné comme un coup de tonnerre.
Ce rapport révèle que, depuis plusieurs années, le gouvernement multiplie les recours à des cabinets de conseil.
Au bout du compte, les montants alloués à ces cabinets représentent une somme démentielle !
Un article du Journal Du Dimanche du 1er avril 2022 révèle que ces dépenses “sont passées de 379 millions d’euros en 2018 à 894 millions en 2021”.
De quoi inquiéter les plus hautes sphères ?
Même pas : depuis les révélations, silence radio.
Emmanuel Macron a été réélu et l’enquête ouverte par la suite pour “favoritisme” semblait patiner…
… jusqu’à la perquisition du ministère de la Santé le 29 mai 2024 !
Un rôle accru lors du Covid-19 ?
Le scandale McKinsey a beau s’être éteint médiatiquement, du côté de la Justice, les choses ont bougé !
Comme l’explique un article du Monde du 29 mai 2024, le Parquet national financier a ouvert une information judiciaire le 21 octobre 2022.
Les accusations ?
“Favoritisme” et “recel de favoritisme”.
Il faut dire qu’au moment de la crise sanitaire, les dépenses liées aux cabinets de conseil ont (encore) explosé !
Emmanuel Macron et Olivier Véran (alors ministre de la Santé) avaient bien tenté de minimiser le dossier en pointant du doigt la transparence des dépenses publiques…
… mais cela n’a pas empêché la Cour des comptes de rappeler le gouvernement à l’ordre !
Comme l’expliquait un article du Monde du 12 décembre 2022, “bon nombre de ces prestations se font dans « des conditions problématiques »”.
Résultat : le 29 mai 2024, le ministère de la Santé a fait l’objet d’une perquisition dans le cadre de l’enquête.
Et le rôle des cabinets de conseil se dessine !
Le Monde révélait ainsi que “plus de 50 millions d’euros ont été dépensés pour des prestations de leur part, notamment en matière informatique”.
La responsabilité d’Olivier Véran sera-t-elle engagée ?
En tous cas, à la vitesse à laquelle la justice avance sur le dossier, ce n’est pas dit !










