
Gel des salaires
En 2026, le gel des salaires et des prestations ne se traduira pas par une baisse des revenus, puisque « Les Français seront aidés dans cet effort par la quasi-disparition de l’inflation ! » Rappelons que la conférence de presse sur le budget 2026, est intitulée « Le moment de vérité » (traduction : Le gros mensonge).
En 2026, « tout le monde devra participer à l’effort » (tout le monde = les salariés et les retraités), mais « le travail et la compétitivité de nos entreprises (les grosses entreprises dites compétitives) doivent être autant que possible épargnés ». Cet effort collectif « concerne toutes les catégories de Français », précise-t-il, citant en exemple les retraités, les fonctionnaires dans les ministères, qui verront leurs salaires gelés au niveau de 2025.
Non-remplacement d’un fonctionnaire sur trois partant à la retraite
« L’Etat va réduire de 3 000 postes le nombre d’emplois publics dès 2026 » par le « non-remplacement d’un fonctionnaire sur trois partant à la retraite ». Ainsi, sur 330 000 enseignants qui partiront à la retraite à l’horizon 2030, 110 000 ne seront pas remplacés, sauf par des « élèves-professeurs créés dans le cadre de la réforme des enseignants ». Ces étudiants sont dispensés des épreuves écrites des concours. Ils ne seront donc plus jugés sur leur maîtrise de l’orthographe. Devront-ils quand même l’enseigner ?
Hôpitaux : plus d’efficacité en dépensant moins
François Bayrou appelle à un effort de cinq milliards d’euros sur les dépenses de la sécurité sociale. Les malades étant des citoyens comme les autres, pour les affections longue durée, le remboursement de médicaments « sans lien avec l’affection déclarée » sera réduit. Une « plus grande efficacité » sera aussi demandée à l’Hôpital « notamment dans les achats ». ils doivent se sacrifier pour que Dassault puisse fournir des Mirage à Zelinsky.
Chasse aux éternels comités Théodule
Seront supprimées « des agences improductives qui dispersent l’action de l’Etat », évoquant « entre 1000 et 1 500 emplois supprimés ». Emmanuel Macron avait déjà promis en 2019 de supprimer les 1200 « comités Théodule » (du nom dont les avait affublés De Gaulle). Sans résultat. Pas grave, avec Bayrou, le tableau de chasse sera certainement impressionnant.
L’Elysée va-t-il restreindre ses dépenses ?
L’Etat va diminuer ses charges, mais le « château » (l’Élysée), le Sénat et l’Assemblée vont poursuivre allègrement leur train de vie.










