
L’Iran, allié objectif des anti-impérialistes ?
Nick Fuentes ne cache pas son mépris pour le « régime d’occupation sioniste », qu’il accuse de manipuler Washington pour asseoir sa domination sur le Moyen-Orient. « Ils veulent ce pouvoir sur notre gouvernement, sur tout », martèle-t-il, avant d’ajouter, dans un cynisme assumé : « L’ayatollah n’est qu’un obstacle. » Pour lui, la guerre en cours n’est pas un conflit régional, mais une bataille existentielle où Téhéran, malgré ses défauts, incarne la résistance des « goyim » — un terme qu’il utilise sans ironie.
Son raisonnement ? « L’Iran se bat pour nous tous. » Une thèse qui, en pleine escalade militaire, trouve un écho inattendu chez ceux qui, des États-Unis à l’Europe, dénoncent l’alliance toxique entre Tel-Aviv et l’impérialisme américain.
Nick Fuentes lâche sans filtre :
« Priez pour l’Iran. L’Iran se bat actuellement pour le monde entier… pour l’humanité tout entière. Si l’Iran tombe, Israël contrôlera tout le Moyen-Orient, le détroit, la mer Rouge, le commerce mondial. Ils veulent le pouvoir sur notre… pic.twitter.com/J0zYZnm861
— Camille Moscow 🇷🇺 🌿 ☦️ (@camille_moscow) March 31, 2026
Trump, Israël et le grand théâtre de la guerre
Dans son émission « America First Ep. 1665 », Nick Fuentes pousse l’analyse plus loin. Il y dissèque les « signaux » de Donald Trump, supposé annoncer une « fin de guerre imminente », tout en doutant de sa sincérité. « Qui sert-il vraiment ? », interroge-t-il, sous-entendant que le président américain, comme ses prédécesseurs, reste prisonnier du lobby pro-israélien.
Le reste de son stream est à l’avenant : une charge contre les « proxys » américains, une dénonciation des frappes israéliennes, et une question lancinante : « Pourquoi l’Occident se bat-il pour Israël, et non pour ses propres intérêts ? »
L’Amérique First et l’axe du mal : un mariage contre nature ?
Nick Fuentes n’est pas un idéaliste. Il admet ne pas partager « tout » avec l’Iran, mais voit en lui un « mal nécessaire ». « Ils résistent. Nous devrions les soutenir », résume-t-il, dans une logique où l’ennemi de mon ennemi devient, sinon un ami, du moins un allié tactique.
Son discours, aussi provocateur soit-il, révèle une fracture grandissante : celle d’une droite américaine qui, lasse des guerres sans fin, préfère désormais voir en Téhéran un partenaire contre l’hyperpuissance israélienne. « Le débat est loin d’être clos », conclut-il. À en juger par la viralité de ses propos, il a raison.










