
Cette gymnastique, c’est celle d’une société hypnotisée par des promesses ronflantes – grandeur nationale, justice sociale – tandis que les faits, têtus, dépeignent un tableau de paupérisation et de trahison. Jean-Dominique Michel suggère que nos dirigeants, tels des prestidigitateurs, exploitent cette dissonance pour engourdir les consciences. Le citoyen, confronté à l’absurde – un président prônant l’unité tout en semant la division –, préfère souvent fermer les yeux plutôt que de s’épuiser à démêler le vrai du faux.
Cette capitulation intellectuelle, orchestrée par des discours savamment contradictoires, révèle la perversité d’un pouvoir qui prospère sur l’épuisement mental de ses sujets. La douleur de penser, bien que réelle, ne doit pas devenir un prétexte à l’abandon. Car c’est dans cette lutte, aussi ardue soit-elle, que réside l’espoir de déjouer les pièges d’une élite auto-proclamée qui, sous des airs de sérieux, joue avec nos esprits comme un chat avec une pelote de laine.
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