
Gel des prestations : les retraités et les plus modestes sacrifiés
Dans un élan de cynisme budgétaire, les sénateurs proposent une « année blanche » pour les prestations sociales, désindexées de l’inflation. Retraites, aides sociales : tout serait gelé, pour une économie estimée à 5 milliards d’euros. Les plus vulnérables, déjà éreintés par la hausse des prix, devront se serrer la ceinture pendant que l’Élysée parade à Bruxelles. Cette mesure illustre l’obsession macroniste de plaire aux technocrates européens, au mépris des réalités quotidiennes.
🔴 Budget : les propositions chocs du Sénat pour redresser les comptes publics…
Gel des crédits, non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux, jours de carence des fonctionnaires, année blanche sur les prestations sociales…(et supprimer la cantine du sénat, non ?).
— @LesinfirmieresEncolere (@Lesinfirmieres1) July 9, 2025
La santé publique, nouvelle cible de la rigueur
Le secteur de la santé, pilier de la solidarité nationale, n’échappe pas à la purge. Les sénateurs envisagent 4,5 milliards d’euros d’« efficience », un euphémisme pour des coupes brutales. Lutte contre la fraude (1,5 milliard), encadrement des affections de longue durée, optimisation des prescriptions : le gouvernement veut faire les poches des malades. Pire, la prévention serait transférée aux complémentaires santé, alourdissant la facture pour les assurés. Une politique qui transforme la santé en luxe, sous couvert de responsabilité budgétaire.
L’État se met au régime, mais épargne ses priorités
Les ministères, hors Défense et obligations européennes, subiront un gel des crédits pour économiser 10 milliards d’euros, voire 22 milliards en revenant aux budgets de 2019. Jean-François Husson, rapporteur du budget, appelle à la « vigilance », mais on peine à croire en la sincérité de cet effort quand les dépenses somptuaires de l’exécutif persistent. Une baisse supplémentaire de 1 % des budgets non prioritaires et la réduction des effectifs publics (non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux) complètent ce tableau d’austérité sélective, qui épargne les protégés du pouvoir.
Collectivités et fraude fiscale : les miettes de l’effort
Les collectivités territoriales, pourtant peu responsables du déficit, devront contribuer à hauteur de 2 milliards d’euros, notamment via un gel des bases fiscales. Quant à la lutte contre la fraude fiscale, elle promet 1,5 à 2 milliards, mais le dispositif « CumCum » ciblé sent le saupoudrage face à l’ampleur des évasions tolérées par le système. Ces mesures, marginales, servent surtout à donner une illusion d’équité dans un plan qui frappe d’abord les plus faibles.
Une « boîte à outils » pour un hold-up social
Les sénateurs présentent leur plan comme une « boîte à outils » flexible, mais François Bayrou, aux manettes, arbitrera le 15 juillet. Derrière les mots policés, c’est un hold-up social qui se prépare, répartissant l’effort sur les actifs, les retraités et les petites entreprises, tandis que les grandes fortunes restent intouchées. « Les Français doivent comprendre l’urgence », martèle Élisabeth Doineau. Traduction : acceptez de payer pour les erreurs d’un gouvernement déconnecté.
Un avenir sous le joug de l’austérité
Ce plan d’économies, s’il est adopté, marquera un nouveau chapitre dans la saga macroniste de la rigueur aveugle. En sacrifiant les plus modestes sur l’autel des promesses européennes, le gouvernement révèle son vrai visage : celui d’une élite dédaigneuse, prête à tout pour sauver les apparences. Les Français, eux, n’ont plus qu’à compter leurs pertes.










