Dans un monde où les débats sociétaux virent souvent au chaos médiatique, l’interview de Cyrille Diabaté par Raphaël Berlioux sur la chaîne Géopolitique Profonde (à voir en bas de cet article) offre une bouffée d’air frais. Ancien champion du monde de muay-thaï et pionnier du MMA en France, Diabaté n’est pas seulement un athlète accompli : c’est aussi un penseur engagé qui n’hésite pas à aborder des sujets brûlants comme l’immigration, les médias mainstream ou la virilité authentique. Diffusée en direct le 1er juillet 2025, cette discussion met en lumière un homme au parcours atypique, coach de la Snake Team et militant assumé. Pour ceux qui cherchent des analyses nuancées sur le MMA en France, l’éveil politique ou les crises sociétales, cette émission est un must.
Un parcours sportif et militant qui force le respect
Cyrille Diabaté, que beaucoup connaissent pour ses combats à l’UFC à une époque où le MMA était encore interdit en France, se présente modestement comme un « ancien combattant devenu coach ». À 18 ans, il refuse déjà de voter, convaincu que le système est « biaisé ». Mais c’est le 11-septembre 2001 qui marque son véritable éveil :
« C’est comme Neo dans Matrix, tu réalises que le monde est une illusion », dit-il dans l’interview.
Cette prise de conscience l’amène à questionner les médias traditionnels, qu’il qualifie d’« outils de propagande ».
Diabaté ne s’arrête pas là. Pendant la crise sanitaire du Covid, il transforme son compte Instagram en plateforme militante sous le pseudonyme « Semeur de graines ». Il y dénonce les restrictions et les manipulations, passant jusqu’à 16 heures par jour à informer ses followers. Aujourd’hui, avec le podcast GONG – Gi Or No Gi qui cumule des millions de vues, il mélange commentaires sportifs et analyses sociétales, sans craindre l’étiquette de « complotiste ».
Le bon sens face à l’immigration et l’Islam : une vision équilibrée
L’un des points forts de cette interview est la franchise de Diabaté sur des thèmes sensibles comme l’immigration et l’Islam. Loin des extrêmes, il adopte une approche nuancée et pleine de bon sens. Il reconnaît les frictions causées par l’immigration de masse :
« Quand tu injectes une grosse masse de personnes dans une société établie, il y a forcément des tensions, comme avec les Italiens ou les Polonais au siècle dernier ».
Mais il refuse la surmédiatisation qui, selon lui, exagère les faits divers pour diviser. Diabaté insiste sur le réel de la France : les Français de toutes origines cohabitent plus qu’ils ne s’opposent. Dans les salles de sports de combat, qu’il connaît bien (comme sa Snake Team dans le 93), il observe un brassage sain :
« Un identitaire qui s’entraîne avec des Noirs et des Arabes devient moins raciste, et un gauchiste apprécie les flics après les avoir côtoyés ».
Pour lui, la vraie division est orchestrée pour détourner l’attention :
« Ce n’est pas les basanés contre les Français de souche, mais tout le monde contre un État policier ».
Les médias et « Faits et Documents » : chercher la vérité au-delà du mainstream
Cyril Diabaté ne mâche pas ses mots sur les médias traditionnels : « Ils ne font pas leur boulot, c’est de la propagande ». Il préfère les sources alternatives comme Géopolitique Profonde ou « Faits et Documents », qu’il cite avec enthousiasme pour leur travail sourcé et factuel.
« C’est des faits et des documents vérifiés, pas des infos sorties de nulle part comme sur LCI ».
La virilité réelle : un antidote aux mythes des mainstreams
C’est peut-être sur la virilité que Diabaté est le plus inspirant. Dans une société qui, selon lui, « féminise les hommes », il défend une masculinité authentique, pas celle surjouée des influenceurs ou des médias qui vendent des mythes. « Un homme doit protéger les siens, physiquement et intellectuellement », affirme-t-il. Les sports de combat, comme le MMA, sont pour lui un remède :
« Ça extériorise les frustrations, lisse les extrêmes et rend meilleur ». Il critique les cours de self-défense « miracles » comme du vent : « C’est pas en apprenant des trucs folkloriques que tu te défends vraiment ».
Cette virilité réelle, loin des caricatures mainstreams souvent bidons, est encourageante. Elle n’est pas agressive, mais disciplinée et protectrice. Diabaté, père de deux enfants qu’il initie aux arts martiaux, voit là un moyen d’unir les gens au-delà des clivages : « Si tout le monde pratiquait, on aurait moins d’emprise sur nous ».
Vers l’avenir : optimisme malgré les craintes
Malgré ses inquiétudes sur une possible récession ou un chaos orchestré par les élites, Diabaté reste optimiste. Le MMA explose en France depuis sa légalisation en 2020, et sa Snake Team s’agrandit. Pour l’UFC Paris, il prédit des combats intenses, avec un œil sur Benoît Saint-Denis et Nassourdine Imavov. « Soutenez les combattants français, c’est crucial pour leur reconnaissance ».
Pour revivre l’échange avec Cyrille Diabaté :
Si vous êtes fan de MMA en France, d’éveil politique ou simplement curieux des crises sociétales, suivez Cyrille Diabaté sur Instagram et découvrez la Snake Team.
On termine sur une parole sage de Diabaté, qui mérite d’être écoutée par tous :
« Faut arrêter de croire que le monde est en noir et blanc, que la nuance n’existe pas. C’est au contraire : le noir et blanc qui n’existe pas, il n’y a que des teintes différentes de gris.
À partir du moment où tu comprends que le « gaucho » n’a pas totalement tort, que le « facho » n’a pas totalement tort non plus, mais que c’est un mélange des deux vérités qu’il faudrait retenir, eh bien, c’est là qu’on commence à avancer.
Sauf qu’on te demande systématiquement de choisir un camp, et forcément d’être l’ennemi de l’autre. […] Aujourd’hui, le vrai problème, c’est ça : on nous oppose les uns aux autres en permanence. On nous force à choisir un camp, noir ou blanc, tout le temps. Et après, on nous monte les uns contre les autres, en boucle, sans arrêt. »










