
C’est l’histoire d’un journaliste star (imposé sur le petit écran), habitué à faire trembler les politiques en direct sur RMC et BFMTV, qui troque les studios ronronnants pour une chaîne YouTube naissante. « Vous avez aimé me détester à la TV, vous allez aimer me détester sur YouTube », lance Jean-Jacques Bourdin. Mais après 12 jours de ce grand saut dans l’inconnu digital, le bilan est là : 3000 euros glanés via crowdfunding et à peine 2000 vues cumulées. Bienvenue dans la réalité brutale de la notoriété en ligne, où les Français le détestent vraiment.
Adieu radio, bonjour l’indépendance (et ses aléas)
Revenons aux faits, sans fard. Le 18 novembre 2025, Jean-Jacques Bourdin, 76 ans et toute une vie dans le mainstream, dégaine sa première vidéo d’annonce sur X et YouTube. « Je lance mon média, ma chaîne YouTube et mes podcasts », déclare-t-il, la voix assurée. La vidéo d’annonce sur sa chaîne YouTube @BourdinMedia plafonne à environ 2000 vues douze jours plus tard.
Pour financer cette « dernière aventure professionnelle », il ouvre une cagnotte sur Tipeee le 17 novembre avec un objectif de 30 000 €. Douze jours après, le compteur affiche environ 3000 € (source : compteur public Tipeee au 29 novembre 2025).
Ah, le sarcasme de la vie digitale : on passe de 2,2 millions d’auditeurs cumulés en 2018 sur RMC à la quête effrénée du like et du tip de 5 €.
Et maintenant ? Un futur radieux ou un feu de paille ?
Bref, Jean-Jacques Bourdin en solo, c’est touchant comme un vieux vinyle rayé : on aime le groove, mais les rayures rappellent le temps qui passe. Avec 3000 € et 2000 vues en 12 jours, sa notoriété d’antan s’est évaporée dans le cloud.
Mais qui sait ? Une interview choc avec un ministre en exercice, un débat enflammé sur les retraites ou l’immigration, et tout peut basculer. En attendant, on suit, on like (ou pas), et on se marre gentiment. Après tout, même les légendes du micro doivent un jour apprendre à streamer.
Rendez-vous mi-janvier 2026 pour le grand lancement… si la cagnotte suit.










