
L’ancien directeur du FBI James Comey a été inculpé par un grand jury fédéral en Caroline du Nord pour un message publié sur Instagram en 2025, dans lequel apparaissaient des coquillages disposés pour former les chiffres « 86 47 ». Le ministère américain de la Justice estime que cette publication pouvait être comprise comme une menace contre Donald Trump, 47e président des États-Unis.
James Comey est visé par deux chefs d’accusation : menace contre le président des États-Unis et transmission d’une menace par voie électronique. L’annonce a été faite mardi 28 avril par le procureur général par intérim Todd Blanche, qui dirige actuellement le ministère de la Justice.
Le message « 86 47 » au centre du dossier
L’affaire part d’une photo publiée sur Instagram en mai 2025. On y voyait des coquillages alignés sur le sable, formant les chiffres « 86 47 ». Aux États-Unis, l’expression « 86 » peut signifier « se débarrasser de quelqu’un » dans un registre familier. Certains l’emploient aussi avec une connotation plus violente. Le chiffre « 47 » a été interprété par les autorités comme une référence à Donald Trump, devenu le 47e président américain.
Reports are surfacing that the Trump DOJ has indicted former FBI Director James Comey over his social media post featuring seashells forming the number « 8647. »
The term « 86 » is common restaurant and colloquial slang meaning to eject, cancel, or get rid of something—as in, « Let’s… pic.twitter.com/a23EZOzoaY
— MeidasTouch (@MeidasTouch) April 28, 2026
Après les premières réactions, James Comey avait retiré la publication. Il avait expliqué qu’il pensait avoir relayé un message politique, sans intention violente. Selon ses propres mots, il ne s’était pas rendu compte que ces chiffres pouvaient être associés à la violence et avait affirmé s’opposer à « toute forme de violence ».
Todd Blanche défend les poursuites
Le procureur général par intérim Todd Blanche a présenté cette inculpation comme une réponse nécessaire à ce que la justice considère comme une menace sérieuse contre le président. D’après les éléments rapportés par la presse américaine, le ministère de la Justice affirme que le message Instagram de James Comey dépassait le cadre d’une simple expression politique.
L’accusation devra toutefois démontrer que James Comey avait bien l’intention de formuler une menace réelle. Plusieurs juristes cités par des médias américains estiment que ce point pourrait devenir central dans la procédure, car une image ambiguë ou un message interprété de plusieurs façons ne suffit pas toujours à établir une menace au sens pénal.
James Comey nie toute intention violente
James Comey conteste les accusations. Son entourage affirme qu’il entend se défendre en justice et invoquer la liberté d’expression garantie par le Premier amendement de la Constitution américaine. Son avocat, Patrick Fitzgerald, a indiqué que la défense combattrait les poursuites.
Cette inculpation intervient dans un contexte déjà lourd entre Donald Trump et l’ancien patron du FBI. James Comey avait été limogé par Trump en 2017, alors qu’il dirigeait le FBI pendant la période des enquêtes liées aux ingérences russes dans la campagne présidentielle américaine de 2016.










