Alain Soral, résidant à Lausanne depuis fin 2019, avait traité une journaliste du quotidien La Tribune de Genève de « grosse lesbienne » au lieu de dire « femme homosexuelle ayant de l’embonpoint » . À l’origine, il avait été condamné à une amende pour diffamation en décembre 2022, sans que la prison ne soit une option. Cependant, le parquet cantonal vaudois a fait appel de cette décision, soutenant que les actes de Mr Soral, en plus de la diffamation, relevaient de l’infraction de discrimination et de l’incitation à la haine. Ils ont donc requis une peine de trois mois de prison ferme.
Lors de son procès en appel à Lausanne fin septembre, l’avocat Me Pascal Junod, a maintenu que son client n’était en aucun cas homophobe. Malheureusement, malgré ses arguments, le tribunal cantonal a suivi les recommandations du parquet et a condamné Alain Soral pour discrimination et incitation à la haine.
« Je constate amusé que cette condamnation à de la prison ferme – pour une simple réponse explicative à un article et à son auteur, dont j’estimais qu’ils me diffamaient pour raison politique – tombe le jour de mon anniversaire ! Sans doute la précision suisse… » Alain Soral
L’inégalité de traitement est manifeste.
Pierre Palmade a été plus chanceux, malgré son implication dans un tragique accident. Ce drame a coûté la vie à un bébé à naître et a causé de graves blessures à une maman de 27 ans, ainsi qu’à un autre enfant, Devrim, qui se trouvait également dans la voiture lors de l’accident. Devrim a eu la mâchoire brisée, des points de suture de chaque côté de la tête, et son père a dû subir six interventions chirurgicales en réanimation à l’hôpital Beaujon à Clichy. Ses blessures comprennent de graves lésions internes, des fractures à la jambe gauche et au bras droit. Pendant ce temps, Pierre Palmade a été vu en boîte de nuit, loin des murs de la prison.
Sur Internet, les partisans de Soral expriment naturellement leur soutien, mais même parmi les opposants, de nombreuses voix s’élèvent pour remettre en question cette sanction, tant elle semble irréaliste par l’extrême sévérité.
On peut penser ce qu’on veut de Soral, mais la prison ferme pour avoir dit «grosse lesbienne» c’est du délire. La pénalisation des grossièretés est un signe de faiblesse du système occidental.
Seuls les menaces et appels à la violence doivent être punis.https://t.co/J8qA0GUzVn— Ferenc Almássy (@almassy_ferenc) October 2, 2023
Soutien à @AlainSoralOffic . Les opposants doivent faire front face à la minorité globaliste qui nous conduit à la guerre, à la pauvreté et qui manœuvre pour un jour légaliser la pédophilie. Le « Lgbt » n’est qu’un prétexte.https://t.co/O5HKhKoZXv@Youssef_Hindi @stratpol_site
— Pierre-Antoine Plaquevent (@PAPlaquevent) October 2, 2023
Cette affaire soulève des interrogations quant à l’inégalité de la sévérité des sanctions, ainsi qu’à la motivation politique visant à réprimer un individu en raison de ses opinions, que ces opinions soient partagées par le grand public ou non. Cette condamnation doit surtout rappeler que le danger tape toujours chez le voisin avant de frapper à notre porte.
Le Média en 4-4-2.
par Marcel D.
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