Disons-le clairement : le carnaval des tests PCR animé par le Covid-19 a été une aubaine pour le spécialiste des tests Eurofins. Si bien que le laboratoire nantais, fondé en 1987, est entré au CAC 40 en septembre 2021. Mais maintenant que la poule aux œufs d’or s’en est allée, c’est la redescente.
L’année dernière, le chiffre d’affaires d’Eurofins a perdu 3%, et son bénéfice net est passé de 606 millions d’euros à 308 millions. Cette chute est essentiellement due à la quasi-disparition des recettes du Covid-19 et des réactifs de laboratoires, descendues l’an dernier à 20 millions d’euros… contre quelque 600 millions en 2022.
Le 27 février, l’annonce de ces résultats a fait dévisser l’action en bourse du groupe de plus de 10%. Le pire résultat du CAC 40.
Comme l’explique Le Figaro, les généreux remboursements accordés par l’État pour inciter les acteurs à pratiquer des tests PCR ne nourrissent plus la rentabilité du groupe. Aussi, l’entreprise assure vouloir “rester prudente vis-à-vis de sa stratégie d’acquisition”, sans pour autant remettre en cause son objectif pour 2024 : un chiffre d’affaires de 7,1 milliards d’euros. À l’horizon 2027, comme le rapporte Capital, il s’agira de viser une croissance organique moyenne de 6,5% et des revenus potentiels moyens de 250 millions d’euros par an.
Pour ce faire, le patron d’Eurofins, Gilles Martin, assure que le laboratoire va continuer sur sa route : “accélérer la numérisation, améliorer la productivité, aligner les prix sur le coût de l’inflation et faire monter en puissance les activités des start-up”. Confiant, il pense pouvoir “élargir son marché et son avance technologique”.










