
Avec un sens consommé de la sémantique, Bayrou distille un discours destiné à apaiser la défiance sans jamais froisser ses pairs. Évoquant les retraites des ministres, il joue sur les mots – « pendant qu’il est en fonction » – pour cultiver un flou artistique des plus commodes.
Son « engagement solennel » à supprimer d’hypothétiques privilèges sonne comme une promesse électorale aussi vieille que la politique elle-même, un vœu pieux et lointain qui évite soigneusement de mentionner les récentes et confortables augmentations d’indemnités parlementaires. Une pitrerie qui, sous des airs de franchise, ne constitue qu’un écran de fumée de plus.
Chères lectrices, chers lecteurs,
Soyez acteur du changement en soutenant un journalisme véritablement indépendant et de qualité en vous abonnant à notre média financé par les dons de personnes comme vous.
Accédez à des contenus exclusifs et soutenez notre indépendance










