
Printemps 2025, une corde et une lettre à « maman »
Chauffeur de poids lourd de 51 ans, Georges Bilello tombe un jour sur le téléphone de sa fille. Léa, récemment orpheline de mère, est vulnérable – une proie idéale. Le 17 avril 2025, elle tente de se pendre. Son père coupe la corde. Dans la chambre, un mot : « Maman, j’arrive. »
🗨️ « J’ai épluché tous les réseaux sociaux, tous ses profils »
➡️ Georges Bilello, père de Léa, 12 ans, raconte comment il a traqué et retrouvé le pédophile qui s’en prenait à sa fille pic.twitter.com/r0aACQUfbr
— BFM (@BFMTV) February 24, 2026
La lenteur du parquet de Grasse
Plainte immédiate. Puis silence, ou presque. Face à l’enquête officielle qui piétine, Georges Bilello décide de passer la vitesse supérieure. Il rejoint Team Moore, un collectif de traqueurs de prédateurs sexuels en ligne. Pendant des mois, ils épluchent les comptes du suspect.
Le coupable se trahit par GPS
L’homme, trentenaire, réactive sa géolocalisation – erreur de débutant, mais suffisante. Le père localise l’adresse exacte en Isère, transmet aux gendarmes qui interpellent. On apprendra plus tard que le prédateur est primo-délinquant, placé sous curatelle pour déficience mentale. Poursuivi pour corruption de mineur de 15 ans (une enfant de 12 ans, donc).
le tribunal de Vienne : 12 mois avec sursis pour le pédophile
Le 3 mars 2026, le tribunal correctionnel de Vienne (Isère) condamne le prédateur sexuel à un an d’emprisonnement avec sursis, période probatoire de deux ans, soins psychiatriques obligatoires et interdiction de travailler avec des enfants. Georges Bilello ne cache pas sa déception. Léa, physiquement remise, reste psychologiquement fragile, toujours suivie. Mais au moins, dit le père, elle peut commencer à se reconstruire.










