
Que le 1er Mai dérange, c’est une évidence. Ce jour férié, arraché par le sang des manifestants de Chicago en 1886, incarne la résistance des travailleurs face à l’exploitation patronale. Pourtant, pour les valets du MEDEF et les macronistes en mal de visibilité, il n’est qu’un « privilège » à supprimer. Atal, Lisnard, Castex, Madelin et autres champions de l’alignement sur les intérêts américains, feignent l’indignation : « Pourquoi ne pas laisser ceux qui le veulent travailler ? » Une question rhétorique, bien sûr.
Dans une PME, refuser de pointer le 1er mai relève de l’utopie. Le patronat, lui, sait bien que la pression fera le reste. Derrière cette attaque, une logique implacable : grignoter les acquis sociaux. Après les retraites à 70 ans, voici le tour du dernier jour de répit. Demain, ce sera Noël. Après-demain, le 1er janvier. Jusqu’à ce que la France ne soit plus qu’un vaste atelier, où les ouvriers, épuisés, n’auront même plus la force de se souvenir qu’ils furent un jour (presque) libres.
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