
De Gaza à Grenoble : l’illusion de la sécurité
Fuyant les bombardements en octobre 2023, Ahmed, ses enfants et leur grand-père Rabhi Al-Sheikh avaient cru trouver refuge à Saint-Martin-d’Hères, près de Grenoble. Leur erreur : croire que la France les protégerait. Pendant ce temps, leur mère, Raghda Al-Sheikh, reste piégée à Gaza, survivant dans un abri de fortune après la destruction de son quartier. L’ironie est cruelle : en France, on ne meurt pas sous les bombes, mais on y perd ses enfants.
🚨🇫🇷🇵🇸 « Nous avons fui la guerre en pensant trouver la sécurité en France… Nous nous sommes trompés. » : l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE) arrache des enfants palestiniens à leur parents.
Une famille palestinienne originaire de Gaza a fui les bombardements fin 2023 grâce à un… pic.twitter.com/zQgjyYAq9X
— The News (@thenews_fr) April 27, 2026
Les « bienfaitrices » de l’association « La Palestine Nous Rassemble »
Tout bascule en juillet 2024. Des bénévoles de l’association parisienne La Palestine Nous Rassemble, après avoir gagné la confiance de la famille, emmènent les enfants pour un prétendu camp d’été. Ils ne reviendront jamais. Sous prétexte de signalements pour violences – jamais étayés –, l’ASE place les trois frères et sœurs à Morestel, coupant tout contact avec leur père et leur grand-père.
La justice, complice silencieuse
Le 30 mars 2026, devant le juge des enfants, les trois enfants réclament à cor et à cri leur famille. Même le magistrat reconnaît l’absence de preuves. Les avocats, les travailleurs sociaux, le centre d’accueil : tous plaident pour un retour à la normale. Peu importe. La machine administrative prolonge le placement d’un an. La justice française, une fois de plus, préfère le principe de précaution à l’évidence.
Gaza dans le cœur, l’ASE dans la chair
À des milliers de kilomètres, Raghda vit un deuil anticipé. Les appels vidéo avec ses enfants, déjà rares, ont cessé. Les messages écrits mettent des semaines à lui parvenir, quand ils arrivent. Lors de leur dernier échange, elle a dû recourir à un traducteur : ses enfants oublient l’arabe. « J’ai peur qu’on me les vole pour de bon, ou qu’on les donne à une autre famille », confie-t-elle, serrant contre elle les vêtements et photos récupérés dans les décombres de leur ancienne vie. Son appel désespéré ? Une intervention humanitaire pour quitter Gaza… et retrouver ses enfants.
L’article 9 de la Convention des droits de l’enfant, lettre morte
Fin avril 2026, Rabhi Al-Sheikh lance un appel public, brandissant l’article 9 de la Convention internationale des droits de l’enfant, qui interdit la séparation arbitraire d’un enfant et de ses parents. L’association La Palestine Nous Rassemble, elle, garde un silence assourdissant. Quant aux autorités françaises, elles se retranchent derrière le secret professionnel. Aucune contre-enquête, aucune transparence. Juste le bruit sourd d’une famille broyée par les rouages d’un système qui, décidément, préfère les dossiers aux visages.
L’attente, seule certitude
Aujourd’hui, les Al-Sheikh n’ont plus qu’une arme : l’obstination. Ils réclament la réunification, en France ou à Gaza. Mais dans un pays où l’on place des enfants sur des soupçons, et où l’on enterre les preuves sous des montagnes de procédures, l’espoir est une denrée rare. Quant à Gaza…










