
L’Iran d’abord, Cuba ensuite… et un porte-avions pour faire bonne mesure
Donald Trump n’a pas manqué de broder sur ce thème, avec cette touche d’ironie qui fait le sel de ses discours. Une fois le conflit avec l’Iran réglé, a-t-il expliqué, l’USS Abraham Lincoln, l’un des plus imposants porte-avions américains, pourrait s’approcher des côtes cubaines, à « environ 100 yards ». Et là, selon lui, les dirigeants de La Havane n’auraient plus qu’à s’exclamer : « Merci beaucoup, on abandonne. » L’assistance a ri. La géopolitique, version Donald Trump, tient trop souvent du spectacle.
🚨#BREAKING: President Donald Trump has announced that the United States will be taking control of Cuba almost immediately pic.twitter.com/HDjNjQBfu3
— R A W S A L E R T S (@rawsalerts) May 2, 2026
Sanctions : le coup de massue du même jour
Comme pour donner un peu de poids à ses propos, l’administration Trump a, le même jour, signé un décret élargissant les sanctions contre Cuba. Ces mesures ciblent désormais les dirigeants du régime, les secteurs clés (énergie, défense, finances, sécurité), ainsi que toute personne impliquée dans la répression, la corruption ou les violations des droits de l’homme. Officiellement, il s’agit de « protéger la sécurité nationale américaine ». Officieusement, c’est une nouvelle tentative d’asphyxier La Havane.
Cuba : entre crise et rhétorique impérialiste
L’île traverse depuis des années une crise économique, énergétique et humanitaire sans précédent. Pannes d’électricité à répétition, pénuries, désespoir : le tableau est sombre. Donald Trump, lui, y voit une opportunité. Il a déjà évoqué à plusieurs reprises un « nouveau jour » pour Cuba, voire un « friendly takeover » – une prise de contrôle « amicale » – si le régime vacillait. Une rhétorique qui sonne comme un écho de la doctrine Monroe : l’Amérique aux Américains, et les autres… sous tutelle.
La Havane répond : « Illégal et abusif »
La réaction cubaine n’a pas tardé. Le ministre des Affaires étrangères, Bruno Rodriguez, a qualifié ces sanctions de « mesures coercitives unilatérales », une « punition collective » contre le peuple cubain. « Illégales et abusives », a-t-il tonné. Mais à Washington, on semble s’en moquer. Pour l’instant, les déclarations de Donald Trump restent du domaine de la provocation verbale, prononcées dans un cadre privé, sur un ton léger. Aucune opération militaire n’a été annoncée, nous n’en sommes pour le moment qu’aux spéculations. Et comme le rappelle Youssef Hindi : « Trump dit tout et son contraire. Il faut observer ce qu’il fait, pas ce qu’il dit. »










