
Délinquants sans motif particulier
Vers une heure du matin, dans une rue résidentielle de Béthune, trois individus s’en prennent méthodiquement aux voitures stationnées. Rétroviseurs arrachés, balais d’essuie-glaces brisés, carrosseries rayées : en quelques minutes, onze véhicules sont endommagés. Le groupe est composé de deux jeunes majeurs et d’un adolescent de 15 ans, tous sortant d’une soirée bien arrosée. Placés en garde à vue, les trois jeunes n’ont pas été en mesure de fournir la moindre explication quant à leur motivation.
Un habitant de la rue, réveillé par le bruit, a pu constater les dégâts sur son propre véhicule. Lui est motivé. Plutôt que d’attendre les forces de l’ordre, il saisit une batte de baseball et part à la poursuite des trois individus. Il leur assène plusieurs coups, suffisamment vigoureux pour les immobiliser jusqu’à l’arrivée des policiers, mais sans provoquer de blessures graves. Lorsque les agents débarquent sur les lieux, il a déjà neutralisé les trois vandales.
Les auteurs des dégradations ont déposé plainte contre lui pour violences volontaires avec arme. Il devra prochainement comparaître devant le tribunal de Béthune où il devra exposer ses motivations.
Justice débordée
Félicitations au chien de la gendarmerie de Saint-Astier-Neuvic qui a détecté sept jolis pots de cannabis dans un jardin de Razac-sur-l’Isle. Interpellé à son domicile par les gendarmes, leur propriétaire s’est reconnu coupable. Il a comparu devant le tribunal correctionnel de Périgueux le 27 janvier 2026. Deux jours après, la présidente du tribunal annonçait un mouvement des magistrats. Confrontés à des problèmes d’effectifs, « nous avons décidé de réduire l’activité », a-t-elle expliqué. Le risque est grand de porter atteinte au prestige de la gendarmerie de Saint-Astier-Neuvic qui comptait plus d’un millier d’interventions en 2022 entre le Bas-Villeverneix et les Bernardoux.
Crèche de comptoir
Une fillette de 21 mois a quitté sa micro-crèche Les Petits Gaulois du village de Plailly, dans l’Oise, avec 2,14 g d’alcool dans le sang. Les praticiens concluent que l’enfant est en état d’ivresse avancée. La gendarmerie enquête, l’établissement est fermé. Les investigations « n’ont pas permis d’identifier, à ce jour, d’élément de malveillance ou de maltraitance de la part des professionnels de la structure », selon un communiqué officiel. La collectivité précise par ailleurs que l’enfant concernée « se porte bien aujourd’hui ».










